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Affichage des articles associés au libellé Andrej Lupin

La Garce

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  Un métrage, une image : Si douce, si perverse (1975) Que les fanatiques de saphisme ne se précipitent : Peccati di gioventù , titre explicite, miroir jamais moralisateur, dans lequel se reflètent une certaine sexualité, un suicide dédoublé, s’avère en vérité, en définitive, un aimable et estimable mélodrame féminin, point lesbien, puisque la scène d’étreinte, presque incestueuse, au bord de l’eau, se limite à des figées photos, à de l’espionnage express , à la preuve d’un complot, à l’illustration d’une machination, moment par conséquent à l’opposé du « spécialisé » The Sea Mousse (Lupin, 2013), (re)lisez-moi ou pas. Angela, la Gloria Guida de À nous les lycéennes (Tarantini, 1975) + Les Lycéennes redoublent (Laurenti, 1978), ne supporte Irene sa future belle-mère, la Dagmar Lassander de La Maison près du cimetière (Fulci, 1981). Après avoir exhumé un scandale passé, prof amoureuse trépassée, la fifille pas si angélique à son papounet affairé, à Rome ou...

Sonia et l’Amour des femmes : Saphisme(s) de cinéma

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La complice de Bilitis, Sappho mot à mot. Nous voilà, toi et moi, toi contre moi, face à face, dans une glace, dans un lit d’interdit, pas d’agonie. Ma banquière (une pensée pour Romy Schneider) adorée, tu ne me monnaies pas tes charmes d’enchanteresse (ah, l’indicible douceur de tes fesses), tu m’exhortes, Adèle tout sauf morte, avisée, à m’abandonner (oh, la corolle ouverte de ton bouton de rose wellesien, qui rougit, qui grossit) aux amours mirées des femmes damnées de Baudelaire, derrières à l’air, ma très chère. Auparavant, dans la baignoire imbuvable de Barny, enfilage de saynètes obsolètes à la mode mitterrandienne (Dorcel excelle dans l’absence d’excès), nos ébats pouvaient laisser froid, bien qu’au présent en ligne, ta touffe ornée de mousse m’étouffe toujours, mon amour. Te souviens-tu de l’Amérique lubrique et psychogénique, quand nous roulions en vie et en esprit, conductrices sadiennes mortes au monde, ressuscitées par nos péchés d’âmes perdues, de starlettes-par...

The Sea Mousse : Tous les matins du monde

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De l’art, du cochon et des questions : let’s meet MetArt. Sur la plage abandonnées En bordure de mer solaire, rime involontaire à la coda équestre (nul vortex à la Peter Strickland) du presque parfait Perfect de Michael Ninn, deux jeunes femmes s’ébattent au ralenti. Sourires semblant sincères, chevelures (crinières complémentaires) à la Debussy (miroiter Mélisande loin du pont capillaire d’ Octobre ), robes légères, verte et bleue, d’éternel été (Camus mis à nu). Cela sent le film de vacances, la virée entre copines, les embruns ensemble en solo loin des épuisantes épées de chair masculines, parfois molles, d’ailleurs (borne blanche à l’inscription DP, malicieux reliquat érigé de virilité). Sur la dentelle cruelle de rochers obscurs, massifs, éventrant le ressac avec panache, gerbes folles (telles les vierges) d’eau laiteuse, d’écume de cristal et de sel irisé, naturelle et amusante substitution à l’éjaculation, sa métaphore rythmée par le mouvement incessant de la...