The Furies : La Région sauvage
Des « belles », des « bêtes », comme un codicille au conte d’Amat Escalante... Le slasher , on le sait, ne séduit guère les cinéphiles féministes, qui n’y perçoivent qu’un amas de misogynie, d’effarantes fadaises, désormais dénommées « féminicides », amen . Si The Furies (Tony D’Aquino, 2019) semble se situer au sein de l’imagerie ressassée, afin de la mieux renverser, d’attribuer aux proies une victoire provisoire, sur leurs chasseurs remplis d’une froide fureur, il contourne en réalité le conflit sexué, il tamise son manichéisme liminaire de nuances surprenantes, je pense à ce salut de la main, échangé entre la kidnappée, son poursuivant. Dans la forêt à vif de The Furies , les tueurs meurent, tête masquée, à distance explosée. L’épilogue, sous forme de mise en abyme ironique, sado-masochiste, tel voyeur, tel spectateur, nous apprend les tenants et les aboutissants du jeu sanglant, organisé par une obscure société, pour le bon plaisir et le mau...