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Affichage des articles associés au libellé Jim Jarmusch

Ciné-fils d’Afrique

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  Exils # 152 (18/12/2025) « Votre père adoré, il s’est barré », « Un mari parti, des enfants qui volent, quel déshonneur » : la mère couturière verbalise, invisible, se lamente, à demi démente. Il faudra que le « grand » fils, in extremis , avec sa « vieille » – vingt ans et toutes ses blanches dents + pendants en coque de cacahouète – mais chouette petite amie sourde et muette (la bientôt chanteuse Mounira Khalil) l’exfiltre de l’asile, la ramène chez elle, arrive à la sortir de sa léthargie, via une chanson à l’unisson, plutôt que l’ album photo feuilleté à l’occasion. L’adolescent de quinze ans perd donc un père, puis un frère, regagne sa mère et (manque les cours) découvre l’amour, extase express en solo, à moto, prêtée par l’oncle guitariste, optimiste et davantage mouillé qu’endimanché. Abouna (Haroun, 2003) débute un samedi matin, absence d’arbitre insolite, commence comme La Prisonnière du désert (Ford, 1956), par consé...

Mademoiselle Julie

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  Un métrage, une image : La Comtesse (2009) En surface, vous voici vite face à un téléfilm féministe, au révisionnisme assumé, au doute adoubé, car l’histoire, avec ou sans la grande « hache » du père Perec, appartient bel et bien aux « vainqueurs », aux menteurs, aux rédacteurs, aux imposteurs, le psychodrame pseudo-pandémique en (é)preuve pathétique, dissipé comme par magie, supplanté par le réel énorme du conflit Ukraine/Russie, à partir du 14 mars, plus de « passe », « suspension », pas suppression, calmons les moutons, conduisons-les aux élections, ce simulacre de démocratie, légitimé au moyen du repoussoir de la très autoritaire autorité de Russie, bis . La scénariste lacunaire, la réalisatrice scolaire, la compositrice pépère, peut cependant s’appuyer sur des hommes estimables, au talent évident, citons donc les noms des tandems amènes Daniel Brühl ( Good Bye, Lenin! ou Moi et Kaminski , 2003 + 2015 = Becker au carré) & ...

Nocturama

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  Un métrage, une image : Nuit magique (2019) Conte coloré, écho à Noé, cet exercice de stoïcisme, assez sympathique, à la fois drolatique et fatidique, prend l’apparence d’un opus picaresque. On peut certes penser au ciné de Jim Jarmusch & Aki Kaurismäki, pourtant ce premier film possède sa sienne « petite musique », au propre et au figuré, fi de Catherine Lara, ça vous va ? Durant une heure vingt vite passée, voire trépassée, on escorte donc un hypocondriaque, en sus musicien « expérimental ». Notre homme en mauvaise forme, sinon fortune, rencontre la Mort, en tout cas un autre type qui s’identifie ainsi, olibrius à l’accent presque russe, placé entre un corbeau à la Poe, un oiseau de paradis joli, bestiaire guère mortuaire, quoique, à des années-lumière du pasteurisé Brad Pitt ( Rencontre avec Joe Black , Brest, 1998). Le gentil Youri, pas si à l’agonie, va s’amouracher illico d’une lectrice de peep show , aperçue chez une sorcière sud-coré...

Jacqueline : Quatre mains, deux claviers

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  Dialogue en duo, script en stéréo… Où sont mes racines Nashville ou Belleville Eddy Mitchell 1 Générique (de début) Elle s’appelle Jacqueline Waechter, je me nomme Jean-Pascal Mattei. On la sait Parisienne, on me situerait Marseillais. Les parcours nous séparent, la correspondance nous rapproche. En tandem , à distance, nous tenons des carnets de bord, de notre survivance, de nos réminiscences. Nous aimons le cinéma, pas toujours le même, pas toujours pour les mêmes raisons. J’esquissai son portrait, je lui proposai de réfléchir à sa cinéphilie. Ce qui suit constitue, en sincère simplicité, le témoignage créatif d’une amitié, au-delà de la virtualité.       2 Mon cinéma à moi 12 questions, 12 réponses Votre tout premier souvenir de ciné ? Un Laurel & Hardy, un souvenir précis, entre fou rire et chaudes larmes, la première fois que je me suis sentie en décalage avec une foule, je devais avoir quatre ans, je pleurais alors que les autr...

Paterson : Speed

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Jim Jarmusch. La « petite musique » de Jim, on commence à la (re)connaître, presque à la trouver suspecte, on aimerait juste que Jarmusch, au moins une fois dans sa filmographie, prenne des risques, please . Après le plantage de l’à peine supportable Only Lovers Left Alive (2013), où le cinéaste mélomane ressemblait à un ersatz d’Anne Rice, (re)voici une chronique impressionniste, dont la torpeur impénitente, sinon impertinente, surtout en période de précipitation, cinématographique ou non, s’impose dès le premier plan, plongée d’aplomb sur les amants endormis. Au cours de sept jours, mon amour, en fin de semaine, Dieu se repose aussi, tant mieux pour Lui, on assiste par conséquent, cent dix minutes durant, à la routine répétitive d’un chauffeur d’autobus – classique, pas « articulé », tant pis – incarné par le bien nommé Adam Driver. L’admirateur de William Carlos Williams vit dans la ville homonyme ...