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Affichage des articles associés au libellé Kenji Kawai

Ip Man 4 : Le Dernier Combat : Chinatown

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Symbolisme sportif versus « Crabe » increvable… Vu en VO dans une salle estivale, provinciale, hélas déserte, voici l’ultime item d’une tétralogie à succès, érigée-étirée sur une dizaine d’années. Tourné en Angleterre, en Chine, toujours signé Wilson Yip, qui dirigea entre deux chapitres le supérieur Paradox (2017), (re)lisez-moi ou pas, Ip Man 4 : Le Dernier Combat (2019) permet idem de retrouver le chorégraphe Yuen Woo-ping, le compositeur Kenji Kawai , le décorateur Kenneth Mak, le directeur de la photographie Cheng Siu Keung, le monteur Cheung Ka-fai, le producteur Raymond Wong, les scénaristes Chan Tai-li, Jill Leung, Edmond Wong, ici associés à Hiroshi Fukazawa. Devant la caméra, on revoit Scott Adkins, Danny Chan, Kent Cheng, Chris Collins, Yue Wu, Donnie Yen, on découvre Vanda Margraf, Simon Shiyamba, Vanness Wu. Dès le départ, on se croit fissa face à un mélodrame médical, familial, mais l’ouvrage vintage vire vite vers la démonstration didactique, la ...

Trapped Ashes : Le Club des monstres

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Comment (s’)en sortir ? Il ne fallait point y pénétrer… Impersonnel mais soigné, voici un film en forme de téléfilm, qui servira ou pas de piètre épitaphe à quatre vétérans : Sean S. Cunningham, Joe Dante, Monte Hellman, Ken Russell, ici rejoints par un (quadragénaire) spécialiste des SFX dénommé John Gaeta. La co-production américano-japonaise, tournée à Los Angeles, Vancouver, Yokohama et Shizuoka, repose sur un scénario bien trop reposant de Dennis Bartok, ancien dirigeant de cinémathèque (américaine) reconverti dans le supplément de DVD, accessoirement rejeton de LeAnn Bartok (remerciement filial final inclus), figure obscure de l’ underground sur pellicule. Cinq réalisateurs, cinq récits (au sens littéral) : on (re)connaît la formule sandwich du « film à sketches  », enfilage/enrobage de courts métrages pour spectateurs pressés. L’argument se passe de commentaires. Dans un décor de maison hantée à la Escher, où l’on tourna naguère l’invisible Hy...

Détective Dee 2 : La Légende du Dragon des mers : Le Festin chinois

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Tsui Hark. Dee le dit : un bon détective doit savoir observer – un spectateur avisé aussi ! Alors on verra dans ce film assez sublime un art poétique au double sens de l’expression, qui montre à la fois comment faire du cinéma et comment composer de la poésie avec une caméra. Dès la bataille navale initiale, comme si le Léviathan s’invitait à bord du Titanic, dès le générique de début à la James Bond et sa sirène asiatique, Hark nous harponne en plein cœur à bord de son arche enchantée, pour ne plus jamais nous lâcher, y compris durant le générique de fin saupoudré de recommandations drolatiques et de dessins oniriques semblant prévisualiser une suite. Généreux jusqu’au bout, jusques aux cieux en grand maître de l’espace et du temps – des minutes et de la marée, clin d’œil à son polar énervé –, le vrai visionnaire – Cameron, Malick and Co. peuvent aller se rhabiller – envisage le volet précédent des (...

Lisztomania : Musique(s) et Cinéma(s)

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Des mots et surtout des numéros (de pistes, d’ opus ) pour les fascinants enfants d’Erato. L’éditoriale actualité (cf. le dernier numéro d’une célèbre revue  spécialisée) nous donne l’occasion de brièvement rappeler notre amour de la musique, des musiques (générosité de l’éclectisme), de la musique au cinéma, de la musique de cinéma. On se permettra (qu’il nous le permette, en tout cas) de renvoyer le lecteur, mélomane ou non, vers notre « communauté » dédiée, thématique, dénommée La Septième Note , qui déploie de manière purement subjective et auditive (courts billets doux, cela et rien de plus, et encore) une partie des mille et une nuances de cette rencontre féconde, fertile, parfois conflictuelle, essentiellement plurielle (« une centaine de morceaux », écrivions-nous dans la notule de présentation, mais elle en comporte désormais bien davantage, laissons les comptes à vos moments perdus), ainsi que vers les rubriques spécifiques de ses « c...

La Musique de mon cœur : Saluer l’ami Kenji

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Que Kawai qui m’aille ? Pas loin, et tant pis pour sa harpe privée de Birmanie. On ne peut que s’étonner de la relative confidentialité en nos contrées du travail de Kenji Kawai, ou pas tant que cela, finalement. Même placé en troisième côté du triangle formé par Joe Hisaishi (complice de Takeshi Kitano ou Hayao Miyazaki) et Ryūichi Sakamoto (partenaire de Bernardo Bertolucci, Brian De Palma ou Nagisa Ōshima), sa notoriété ne saurait égaler celle de ses deux confrères, tandis que sa discographie ne comporte aucun succès commercial à la Shigeru Umebayashi ( In the Mood for Love , au thème d’ailleurs réutilisé, retravaillé, à partir du Yumeji antérieur de Seijun Suzuki) ni ne se voit saluée par une reconnaissance critique comme en connut Tōru Takemitsu, par exemple pour Ran d’Akira Kurosawa. Pourtant Kawai partage avec eux une réelle fidélité collaborative à certains cinéastes – le fameux tandem compositeur/réalisateur, dont les exemples abondent – et il œuvra ainsi à pl...