La Vénus à la fourrure : Audition
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Roman Polanski. Accompagné du thème guilleret (à la saveur yiddish ) d’Alexandre Desplat, travelling avant dans une allée parisienne arborée, par un soir d’orage (éclairs numériques), puis panoramique à droite et entrée en POV dans un théâtre dont les murs s’ornent d’affiches de La Chevauchée fantastique (Ford relisant Maupassant, éloge d’une putain bien plus noble que ses bourgeois voisins) traduit en musique ; au fond de la salle, le metteur en scène, au téléphone, se plaint auprès d’une compagne invisible de sa piètre journée de « recrutement » – coupe de contrechamp sur Emmanuelle Seigner, mouillée, légèrement défaite, dans l’expectative et déjà prête au combat. Nous ne sortirons plus de la pièce (double acception) diversement – console d’éclairage et soir envahissant – plongée dans la pénombre (beau travail de Paweł Edelman), conviés à un huis clos ironique, réflexif, métaphorique, aus...