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Affichage des articles associés au libellé Franck Khalfoun

Mouche à Meg

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  Exils # 46 (10/07/2024) « La maison possède sa propre mystique » : si Stuart Rosenberg s’occupait de crise économique ( Amityville : La Maison du diable , 1979), Damiano Damiani d’inceste à domicile ( Amityville 2 : Le Possédé , 1982), Franck Khalfoun de misogynie pré-moiaussi ( Amityville: The Awakening , 2017), l’assez cher Richard Fleischer filme une fable affable sur la foi, surtout celle du cinéma. Métrage méta, construit en boucle bouclée, Amityville 3-D (1983), sous-titré en français d’un Le Démon de bon ton, débute via un travelling panoramique démonstratif du procédé du titre. Les noms du générique, les branches des arbres squelettiques, disposés devant la bâtisse emblématique, semblent sortir de l’écran à la rencontre de la rétine, un vent de nuit rugit, une pancarte de vente s’agite, à l’indicatif téléphonique (666) satanique et drolatique. Surplombé par des vocalises féminines substituées à la sinistre comptine de Lalo Schifrin, l’ensem...

Annabelle : La Maison du mal : Panic Room

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Poupée pourrie ? Surprise sympa… Pour mon frère Film féminin, sinon féministe, puisque les hommes n’y font, au fond, que de la figuration, Annabelle : La Maison du mal (Gary Dauberman, 2019) mérite quelques lignes incitatives, conviviales, presque hivernales. Il s’agit, résumons, à nouveau, d’un huis clos, d’un mélo d’ados, où surmonter un trauma , accident de voiture du papa, où croiser par deux fois son quasi reflet, funeste présage d’image, où accepter l’héritage particulier de ses parents, cause de scolaire harcèlement, c’est-à-dire consentir à soi-même devenir, malgré son jeune âge, experte en paranormal, démonologue à domicile, amen . Fable familiale d’apprentissage accéléré, tout s’y passe un vendredi, malsain plutôt que sain, ce troisième volet d’une provisoire trinité précédemment évoquée – (re)lisez-moi ou pas à propos de Annabelle (John R. Leonetti, 2014) + Annabelle 2 : La Création du mal (David F. Sandberg, 2017) – possède plusieurs qualités...

Halloween : Jason X

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Revenir à Haddonfield ? Presque « trop vieux pour ces conneries », hein, Danny ?   J’aime Jamie Lee Curtis et j’aime John Carpenter, mais cette bande-annonce fait peur, et pas pour de bonnes raisons, non, non, non. Co-produit par JC et le petit épicier à succès Jason Blum, responsable des lucratives pitreries de  Paranormal Activity , le film signé David Gordon Green (Inferno) – qui ça ? Ah, oui, le mec derrière la caméra pour le dispensable  Joe  avec Nicolas Cage – paraît un redoutable concentré de gérontophilie à main armée, de jeunisme décérébré, de révisionnisme narratif,  exit  le lien familial au filigrane incestueux unissant Laurie Strode & Michael Myers. Cela ne te suffit point, amateur d’horreur ? Voici en Scope un couple d’enquêteurs casse-couilles à la  Conjuring , à l’accent britannique exotique, voilà un asile géométrique, vrai-faux échiquier au centre du bâtiment d’insanité, un meurtre de toile...

La Fin des temps : L’Élue

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Vingt ans et toutes ses dents, disons deux décennies de ciné + le désir du pire. Souvenez-vous et/ou relisez-moi : l’illusionnisme spatial de Capricorn One servait à redonner foi à/dans l’Amérique grâce au cinéma. Le messianisme religieux de La Fin des temps agit de la même manière , «  mes bien chers frères ». Schwarzenegger, flic aussi suicidaire que Mel Gibson chez Richard Donner, y joue un ange déchu, littéralement suspendu dans les airs, qui va devoir protéger une désignée dépitée en sus de sauver le monde sur le point de passer à l’an 2000, et non au nouveau millénaire, disons celui de Kubrick sis en 2001, car même un littéraire rétif à l’arithmétique remarque l’erreur numérique, peu fatidique. Une juvénile et gracile Robin Tunney interprète une sorte de Rosemary’s Baby grandi, nanti, promis au sacrifice de la défloration et à l’enfantement du néant. Désormais, le Diable réside à Wall Street, François Hollande confirme, et le mal prénommé Gabriel Byrne,...

Amityville: The Awakening : Le Jour où le cochon est tombé dans le puits

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Le lit médical et la mort cérébrale, la légende et le vide, la cave et le cave. Un film méta ? Un mélodrame maternel ? Un récit de possession ? Un imbuvable navet commis par un ami du dispensable Alexandre Aja – à défaut de donner dans l’auteurisme hystérique d’un Pascal Laugier (l’amateuriste et supposé antisarkozyste Martyrs ), voilà ce que l’on vous autorise à (dé)faire aux USA, en matière d’horreur remakée, eh ouais. La seule source d’épouvante de ce métrage merdique, à la sortie sans cesse repoussée puis autorisée en gratuité, comme on se débarrasse de quelque chose de dégueulasse, réside dans Jennifer Jason Leigh, mère désespérée convertie à la démonologie (et veuve de cancéreux, mes aïeux) momifiée à l’image d’un film totalement inanimé, écrit par un illettré (cinématographique) et joué par un casting de MJC. Mais que fallait-il attendre de Jason Blum, l’épicier, pardon, le producteur très enrichi des Paranormal Activity  (au lieu du Scope de cercu...