La Doctoresse
Un métrage, une image : Satanik (1968) Après un incipit esthétique, travelling panoramique et latéral arrière à la grue, ouverture de solitude nocturne, humide, bleutée, en taxi, presque à la Suspiria (Argento, 1977), cette vraie-fausse resucée du Danger : Diabolik ! (Bava, 1968) contemporain, cool cagoule et flouze itou, vire vite vers une relecture de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde , d’ailleurs déjà adoubé par la BD homonyme adaptée. Plutôt plaisant à défaut d’affolant, le film de Piero Vivarelli affiche deux lignes de force, du physique, du fric. Miss Bannister, âgée, défigurée, dégomme illico son collègue de labo, professeur moralisateur, scientifique sans malice, à sermon concon, au sujet des vices de l’hubris. L’élixir de jouvence par ses soins concoctés aussitôt avalé, la voici en effet rajeunie, embellie, sans merci aussi, en écho au canidé cobaye, rendu plus vif et plus agressif. Hélas la jeunesse, surtout de sérum, ne saurait être...