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Affichage des articles associés au libellé Neil Marshall

Bunker Palace Hôtel

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  Un métrage, une image : Gehenna: Where Death Lives (2018) Pourvu d’un sous-titre choc et chic, ce premier film d’un admirateur d’Osamu Tezuka, spécialiste des effets spéciaux et character designer adoubé, car Hiroshi Katagiri bossa pour Stan Winston, Steven Spielberg, Guillermo del Toro ou Sam Raimi aussi, carbure à une malédiction de colonisation, à la culpabilité décuplée, accessoirement aux couloirs de mouroir. Une petite équipe en quête de touristique, d’exotique, se retrouve vite à l’intérieur d’un bunker, d’un tunnel tout sauf of love , Bruce Springsteen en déprime, idiotisme itou classé X, lexical, anal. Pas de sexe ici, tant mieux, tant pis, juste le passé jamais (tré/dé)passé, qui ressuscite et resurgit, puisque sous le paradis et la plage s’agitent la guerre et la rage. Muni d’un caméscope ad hoc , notre team antihéroïque se fait affoler fissa, souviens-toi, selon un paradoxe temporel cohérent et cruel. Commencé comme Les Yeux sans visage (George Fra...

Underwater : Deepwater

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Pomper le pétrole ? Aliéner Alien … Cuz all I need is the love you breathe Put your lips on me And I can live underwater Mika Underwater (William Eubank, 2020) cite le classique « xénophobe » de Scott (1979) dès le générique, la typographie de son titre ; ensuite, une coda sacrificielle, superficielle, prévisible dès le début – l’héroïne esseulée, lunettée, cadrée en widescreen et en contre-plongée, bien éclairée par le brillant Bojan Bazelli, jadis complice de Ferrara, notamment sur Body Snatchers (1993), autre conte d’une autre trempe de féminité tourmentée par l’altérité, philosophe en voix off , se brosse les dents, épargne une égarée araignée, survit, en sursis, à un séisme, mince – nous ramène au terme maternel du volet mésestimé de Fincher ( Alien 3 , 1992), embrasement de monstrueux et tendre enfantement, voire l’inverse. Franchement, les mecs, les hécatombes en huis clos de caveau, parmi l’espace sépulcral ou au fond des eaux, on co...

The Outsider : The Boogeyman

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Vade retro la preuve par l’ADN ; explorons l’impossible, tissons « l’étoffe des rêves ».    To Shula, for sure « That was good » : les derniers mots, en écho, de The Outsider , outre réinstaurer l’ordre du monde, refléter Ralph Anderson réveillé, éveillé (sens spirituel), muni d’un (inoffensif) rasoir, au miroir, domestique, identitaire, résument le sentiment du lecteur (anglophone, anglophile), arrivé, pourvu d’un plaisir permanent, au terme de 475 pages pleines de palpitantes péripéties, tant pis pour la (sempiternelle) petite pique contre Kubrick. King célèbre Coben, l’inscrit au sein de son récit, (trop) parfait alibi , suprême honneur, et son roman transgenre – il ne se soucie des catégories, moi non plus – adopte le découpage express (chapitres rebaptisés par la modernité « unités de lecture ») du prolifique signataire de Ne le dis à personne (et de Dan Brown, diantre, au code concon). Page-turner de froide fureur, The Outsider ressemble ...