La Ruée vers Laure : Deux ou trois choses que l'on sait de Laure Marsac
Politique des acteurs, et surtout des actrices… Revue récemment, de façon trop brève, hélas, dans le diptyque TV de Josée Dayan, Entre vents et marées , qui rendait justice au romantisme de la côte bretonne, à défaut d’autre chose, et dans un rôle plus étoffé (une adulte solitaire abusée autrefois par son père), porté avec brio , pour un épisode du Sang de la vigne (petit cru que ce psychodrame matriarcal avec un Pierre Arditi en roue ivre ), Laure Marsac nous apparut, telle l’héroïne onirique de Verlaine, « ni tout à fait la même/Ni tout à fait une autre ». Ses traits désormais ornés d’une étrange et touchante beauté, celle des blessures et des joies adultes, de l’expérience du monde et de la traversée d’une vie, elle parvient à conserver sa douceur blonde, l’intensité de son jeu et de sa voix (surgissent, inopinées, quelques correspondances avec une certaine Sophie Marceau), sa part d’enfance inguérissable et irrésistible, la variété de son registre, aussi, double...