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Déjà mort ? Pas encore…

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  Exils # 24 (06/03/2024) À Cathy, bien en vie Orphée le fantasmait, le cinéma l’osa : voici venu de Chine chagrine le dialogue de l’IA et de l’au-delà. L’ingénieur majeur à l’origine du prodige réside à Nankin, mais sa culpabilité intime ne renvoie vers le fameux massacre homonyme, plutôt vers la perte douce-amère de sa mère, pas assez vue, pas assez entendue, d’entre les mortes donc revenue, non le hanter mais l’écouter, avec lui de visu discuter, sinon le consoler. Au large de Shanghai, personne ne déraille, toute l'équipe multiple s'active afin de vite redonner vie aux chers – sens économique et mélancolique – défunts. Sorte de sonore motion capture désincarnée, aussi soucieuse d’aspect que de « pensée », l’opération à la con consiste à « cloner » le trépassé, davantage à dupliquer du matériel audiovisuel, à l’animer de manière numérisée, comme Disney jadis ou Miyazaki aujourd’hui donnent une âme à leurs bien nommés dessins animés. Mes sœurs, ...

Les Fantômes du miroir

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  Exils # 13 (22/12/2023) J’écrivis, on le vit, sur Vecchiali, désormais (tré)passé de l’autre côté du miroir mouroir, du regard et des égards, comme quelques autres réalisateurs plus ou moins de mon cœur : Deville, Friedkin, Lado, Saura, cohorte pas en toc, à retrouver itou sur ce blog . Idem décédées cette année de ciné, déjà par moi miroitées, Mesdames Laurie, Lollobrigida, Stevens, Welch. Ainsi va la (sur)vie, de la nécrophile, dénommée cinéphilie aussi, vers la nécrologie, arts funéraires en reflet, sis sous le signe de l’éphémère, du lapidaire. Si les salles, croyait Artaud, pas trop marteau, ressemblent illico à des caveaux, certes confortables et climatisés, hédonisme et hygiénisme de la modernité, empreinte de pseudo-pandémie, les soi-disant vivants, souvent à demi mourants, zombies du mercredi, station d’évasion placée entre la famille, le domicile, le métier, le supermarché, emploi du temps occupant, préoccupant, mascarade macabre à la Romand, menteur errant rac...