Le Lac aux oies sauvages : Les Amants de la nuit
Rien ne sert de courir, il faut mourir au moins… Deux couples bouclent la boucle, à l’introduction et à la conclusion, deux instants se répondent à distance, se renversent avec évidence : le jour succède à la nuit, l’arrosage à la pluie, le silence aux récits, le mouvement à l’immobilité, une féminité miroitée à un homme + une femme en reflet. Surtout, le sourire (de la complicité) remplace la tension (de l’altérité), sous-entend un horizon (délivré) ; instrumentalisées, maltraitées, par les flics, par les voyous, géographes du désastre, mise en parallèle explicite, on dit merci au Fritz Lang de M le maudit (1931), nos héroïnes, désormais richissimes, à présent émancipées, puisque dotées d’une récompense étatique, stratégique, médiatique, au masque comique, marchent dans la rue, presque bras dessous bras dessus, à peine suivies (ou absoutes) par un commissaire un peu amer. Auparavant, entre-temps, l’épileptique et la prostituée croisèrent la route d’un voleur de motos (humou...