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Affichage des articles associés au libellé John Schlesinger

Des hommes d’honneur

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  Un métrage, une image : Meurtre à la Maison-Blanche (1997) « Tout le monde ment dans cette histoire » résume, nocturne, désabusé, Wesley. L’ incipit du plan à la grue, à obélisque et drapeau, fait le topo, donne le tempo, alors que le prologue, à « bureaucrate » patraque, very vénère, quasi suicidaire, pas assez, car cran de sûreté, rappelle le pétage de plombs en public, idem à main armée, de Chute libre (Schumacher, 1993), que Kopelson coproduisit aussi. Contemporain des Pleins Pouvoirs (Eastwood, 1997), précédant de peu Snake Eyes (De Palma, 1998), Meurtre à la Maison-Blanche ne possède ni la cruauté sucrée du premier, ni la désillusion rédemption du second. Le bien nommé Little, petit cinéaste d’ opus dispensables, en dépit d’une prédilection pour la conspiration, à la sauce seventies , d’un usage modeste, au creux de couloirs, du souple steadycam , manque de style et d’âme, mais l’ item , quand même, dit quelque chose de pas si morose...

Beyond Barry

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  Caché derrière, à la Voulzy ? Dissimulé dedans, à la Barry… Des échos des BO de La Poursuite impitoyable (Penn, 1966), Vivre libre (Hill, bis ), On ne vit que deux fois (Gilbert, 1967), Macadam Cowboy (Schlesinger, 1969), La Randonnée (Roeg, 1971), Top Secret (Edwards, 1974), King Kong (Guillermin, 1976), Jeux érotiques de nuit (Vadim, 1980), Quelque part dans le temps (Szwarc, idem ), La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Frances (Clifford, 1982), Out of Africa (Pollack, 1985), Danse avec les loups (Costner, 1990), L’Expert (Llosa, 1994), Les Amants du nouveau monde (Joffé, 1995), Enigma (Apted, 2001) se déploient sur ce diptyque physique et métaphysique, personne ne s’en étonne, essence d’un style, aboutissement souvent saisissant, autant que testament stimulant. Le post -romantisme assumé du renommé, récompensé, compositeur/arrangeur parvient à une plénitude inédite, du cinéma, mythologies mimis, commandes excitantes, mesquine...

Titanic Rising : Nathalie

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  Miroir du drame ? Dame au miroir… Il avait un joli nom mon guide Gilbert Bécaud Votre serviteur la découvrit en coda du Chemtrails over the Country Club de Lana (Del Rey, olé), reprise du For Free de Joni (Mitchell, ma belle), revisité à trois voix, voilà Zella (Day, eh ouais). Deux ans avant paraissait un opus acclamé à juste titre, au titre antithétique explicite. Voix virtuose, lyrics au cordeau, mélodies remarquables, arrangements stimulants : Titanic Rising se caractérise par ses qualités, sa singularité, ses correspondances avec le passé. On peut certes ainsi (re)penser à Miss Mitchell, à la très chère Karen Carpenter, à Brian Eno & Brian Wilson, cependant ce disque exquis, plein, épuré, dix pistes d’une quarantaine de minutes de calme tumulte, possède sa propre personnalité, ne ressemble en réalité miroitée, pas augmentée, qu’à sa svelte interprète, l’auteur, compositrice, réalisatrice Natalie Mering, alias Weyes Blood. Wise blood de wise gir...