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Affichage des articles associés au libellé Luciano Ercoli

La Renarde

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  Un métrage, une image : El ojo del huracàn (1972) Le vaudeville au vitriol s’ouvre sur un joli générique Art nouveau, graphisme Vertigo (Hitchcock, 1958), musique du maestro Piero ( Piccioni ), voix valeureuse de Shawn Robinson . Co-écrit avec Rafael Azcona, collaborateur de Ferreri & Saura, co-éclairé par Alejandro Ulloa ( Photo interdite d’une bourgeoise , Ercoli, 1970), décoré par le méconnu mais bienvenu Giorgio Marzelli, co-produit par l’Espagne et l’Italie, par la propre société du principal intéressé, tourné sur la côte azurée, adriatique, chic, porté par deux couples, argentin, européen, Analía Gadé & Rosanna Y(Gi)anni, Tony Kendall & Jean Sorel, ce métrage d’un autre âge, dû au papounet de la récemment suicidée Verónica, un peu vite réduite à Kika (Almodóvar, 1994), la vie duplique l’art, dare-dare, rappelle et renouvelle Les Amants passionnés (Lean, 1949). Ruth, artiste héritière, assume l’adultère, se sent aussi suicidaire, décide, in...

Le Coup du parapluie

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  Un métrage, une image : La police a les mains liées (1975) Cinq ans plus tôt, Britt Ekland descendait prendre le dernier métro, Eurydice d’une dystopie dont la surface affichait d’intouchables cadavres intacts ( I cannibali , Cavani, 1970). Cinq ans plus tard, Milan ressemble encore au royaume des morts, donc des vivants en sursis, qui le savent ou l’ignorent, tel cet assassin descendu/hissé sur un escalator , anticipant ainsi celui de L’Impasse (De Palma, 1993), ses pieds inanimés toujours agités, via le mouvement indifférent, face au commissaire vénère, debout, de lui venu à bout. Si la justice se doit d’être aveugle, voire aveuglée, le ciné devrait dessiller, donner à regarder doté de douloureuse clarté, quitte à scruter l’obscurité. Opus d’objets, presque à la Perec, énumérons un réveil, une valise, un briquet, une clé, un chamberlain malsain, une ardoise magique, de subterfuge phonique, La polizia ha le mani legate comporte un policier + un suspect tous deux lun...

Assurance sur la mort

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  Un métrage, une image : Photo interdite d’une bourgeoise (1970) L’intitulé français passe à la trappe le pluriel originel, classe la classe en classe, alors que « una signora per bene » signifie aussi, surtout, une dame bien, comme il faut. Ces précisions posées, décevons dans le mouvement les amateurs marxistes de photos pornos : le remarquable et remarqué giallo ne sacrifie à aucun moment au racolage, même si l’une des images un peu dénudées s’avère vitale, en effet. Producteur de Hunebelle ( Fantômas , 1964) & Tessari, Ercoli cumule les postes ici : il monte, il produit, il dirige sa chérie, Nieves Navarro ( Colorado , Sollima, 1966), alias Susan Scott, pseudo dû dit-on, admettons, à Fernando Di Leo. Co-écrit par le stakhanoviste Gastaldi ( Le Corps et le Fouet , Bava, 1963, La Dixième Victime , Petri, 1965, Le Grand Alligator , Martino, 1979), en compagnie de Mahnahén Velasco, assistant de Valerii ( Texas , 1969) & Ibáñez Serrador ( La Résidence ...