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Affichage des articles associés au libellé John Barry

Les Ombres et les Rayons

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  Exils # 193 (29/04/2026) Dans ses mémoires de boire et déboires, « Tony » Hopkins trouvait « anglais » ces récits de ciné, où renoncent les gens de tous les jours, surtout en amour, conformisme clivant, fissa « déchirant ». En ce sens, Guerre et Passion (1979), intitulé français à la Tolstoï, le titre d’origine se limite au topographique, rue du début puis perspective in extremis , se définit film britannique, en sus de la nationalité de l’équipe, du lieu de sa fabrique. Le mélodrame martial évoque davantage Lean intime que le glamour militaire d’ Officier et Gentleman (1982). Mélancolique et pudique, il expédie une scène sexuelle en deux plans point malaisants, comme disent les objecteurs de conscience d’aujourd’hui, torses dissimulés, mains enlacées, durant moins longtemps que le londonien bombardement. Après un prologue de « romcom »,   attaque et contre-attaque de simulacres, se tisse en montage alterné, bombes à larguer, infi...

La Grotte Costner

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  Exils # 44 (05/06/2024) Donc d’un western moderne ( Furiosa : Une saga Mad Max , Miller, 2024) au suivant à l’ancienne ( Horizon : Une saga américaine , Costner, 2024). Chacun remarquera du même mot le même emploi. Des deux côtés de l’Atlantique et du Pacifique, face à la faillite du politique, revoici le répit de l’épique ; à l’encontre des communautés, de leur clivante radicalité, vive la collectivité, l’unanimisme démuni de manichéisme. Ça se rassemble et se ressemble sur un écran, ça vous rassemble et vous ressemble devant. Cet Ouest à représenter, à ressusciter, cette Frontière filmée, fantasmée, à la fois fabuleuse et fondatrice, odieuse et destructrice, on le savait bien avant le révisionnisme cinématographique des seventies , Costner les connaît sans conteste, il s’illustra autrefois dans des westerns authentiques ( Silverado , Kasdan, 1985, Danse avec les loups , Costner, 1990) ou symboliques ( Les Incorruptibles , De Palma, 1987, Un monde parfait , ...

L’Anglais

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  Silhouette ou quartette, musico et peut-être mec honnête… John Cameron composa donc une poignée de pièces assez irrésistibles de library music , exercice de style difficile, sinon stérile, dont un diptyque addictif, à la sensualité de « soleil liquide » et de céleste vocaliste seventies , en partie découvert jadis par votre serviteur via une publicité télévisée. Il ne céda cependant à la paresse de « rêveries oubliées à demi », jaillit du jazz , passa par la pop , s’occupa de comédie musicale, par exemple les increvables Misérables du tandem Boublil & Schönberg, se soucia aussi de classique. Collaborateur de Donovan, Hot Chocolate ou José Carreras, Cameron écrivit, conduisit et produisit ainsi, souvent avec discernement, pour le petit et le grand écran, signa en sus moult arrangements. Moins renommé que son compatriote, un autre John, Barry, en tout cas ici, il ne démérite néanmoins, prend sa place parmi une estimable liste, celle d’artistes britanni...

Beyond Barry

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  Caché derrière, à la Voulzy ? Dissimulé dedans, à la Barry… Des échos des BO de La Poursuite impitoyable (Penn, 1966), Vivre libre (Hill, bis ), On ne vit que deux fois (Gilbert, 1967), Macadam Cowboy (Schlesinger, 1969), La Randonnée (Roeg, 1971), Top Secret (Edwards, 1974), King Kong (Guillermin, 1976), Jeux érotiques de nuit (Vadim, 1980), Quelque part dans le temps (Szwarc, idem ), La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Frances (Clifford, 1982), Out of Africa (Pollack, 1985), Danse avec les loups (Costner, 1990), L’Expert (Llosa, 1994), Les Amants du nouveau monde (Joffé, 1995), Enigma (Apted, 2001) se déploient sur ce diptyque physique et métaphysique, personne ne s’en étonne, essence d’un style, aboutissement souvent saisissant, autant que testament stimulant. Le post -romantisme assumé du renommé, récompensé, compositeur/arrangeur parvient à une plénitude inédite, du cinéma, mythologies mimis, commandes excitantes, mesquine...

Un disque, une ligne

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  Discothèque idéale ? Musique non muséale… Sinner Get Ready (Lingua Ignota, 2021) Religiosité, rédemption, excès, émotion : disque lyrique d’une (d)âme aimable, pas damnée. Piste préférée : The Solitary Brethren of Ephrata Hi (Texas, 2021) Collecte obsolète de chansonnettes suspectes, même si la stylée Spiteri défie les décennies. Piste préférée : Unbelievable Cœur (Clara Luciani, 2021) Disco sentimental assez bien goupillé, loin de l’ancien pourtant récent féminisme dégoupillé. Piste préférée : J’sais pas plaire Karma (Hélène Ségara, 2021) Mélancolie estimable, sincérité indiscutable, retour rassurant, paroles pataudes, cependant. Piste préférée : Quand vient la nuit Poster Girl (Zara Larsson, 2021) Pop suédoise sucrée, surérotisée, alors restons-en sans regret à la Calendar Girl de London. Piste préférée : Need Someone Liberté, Égalité, Féminité (Juliette Gréco, 2021) Opus posthume pour se faire de la thu...