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Au pays du sang et du miel : Permanence du mélodrame

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Cry Me a River défiait l’indémodable Julie London – invitons à « pleurer de joie », va. Mettons quatre films aimables mais mineurs visionnés en DVD ou vus à la TV durant les familiales festivités de fin d’année : Le Plus Grand Cirque du monde ( Circus World , Hathaway, 1964), Anna et le Roi ( Anna and the King , Tennant, 1999), Annabelle ( idem , Leonetti, 2014) et Annabelle 2 : La Création du mal ( Annabelle: Creation , Sandberg, 2017). Que nous disent-ils qui vaille la peine qu’on l’écrive ? Que le charmant mélodrame se porte « comme un charme », qu’il ne cesse de traverser les « genres » – au ciné n’existent que des imageries, n’en déplaise aux adeptes de la perspective « genrée », esthétique ou politique – de la comédie dramatique, du film historique, du film d’horreur et les décennies de leur distribution, qu’il constitue non pas un sous-genre en soi, double acception dépréciative comprise, mais bel et bien une s...

Les Larmes amères de Petra von Kant : Le Cinéma de Douglas Sirk

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Philip K. Dick baptisa l’un de ses romans Coulez mes larmes, dit le policier  : usons de son poétique oxymoron en clé (des songes) pour ouvrir quelques serrures d’un château de conte de fées, hélas propice à d’infernaux et poignants sévices : bienvenue à Douglas Sirkland  !    Le hasard (?) cinéphile fit bien les choses, puisque nous découvrîmes naguère, simultanément, les films de Douglas Sirk et ceux de Rainer Werner Fassbinder. Le lecteur – la lectrice – plus ou moins fidèle de ce blog doit connaître désormais notre intérêt, voire notre attirance formatrice, dans le cas du premier, pour deux genres cinématographiques généralement affublés de l’épithète « mauvais », car considérés, d’un point de vue critique, comme (très) mineurs, quand ils ne véhiculeraient pas un discours misogyne ou réactionnaire : nous voulons parler de l’horreur et de la pornographie. On laissera pour l’heure ces univers, encore injustement méprisés, pour s...