Au pays du sang et du miel : Permanence du mélodrame
Cry Me a River défiait l’indémodable Julie London – invitons à « pleurer de joie », va. Mettons quatre films aimables mais mineurs visionnés en DVD ou vus à la TV durant les familiales festivités de fin d’année : Le Plus Grand Cirque du monde ( Circus World , Hathaway, 1964), Anna et le Roi ( Anna and the King , Tennant, 1999), Annabelle ( idem , Leonetti, 2014) et Annabelle 2 : La Création du mal ( Annabelle: Creation , Sandberg, 2017). Que nous disent-ils qui vaille la peine qu’on l’écrive ? Que le charmant mélodrame se porte « comme un charme », qu’il ne cesse de traverser les « genres » – au ciné n’existent que des imageries, n’en déplaise aux adeptes de la perspective « genrée », esthétique ou politique – de la comédie dramatique, du film historique, du film d’horreur et les décennies de leur distribution, qu’il constitue non pas un sous-genre en soi, double acception dépréciative comprise, mais bel et bien une s...