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Les Démons du maïs

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  Caries ou Carrie, porc ou port, soufflé, essoufflé… À l’association au lion On se fiche des films, le pop - corn nous importe. La malbouffe des images miroite celle des œsophages. Stupides et sages, nous savons le peu de valeur de ce que nous ingurgitons en réunion, vite avalé, vite évacué. Pour faire passer le goût relou des bouses de blockbusters , leurs budgets insensés, leur durée dilatée, leur moralisme de cynisme, de marchandise merdique, de royaume de camelote, il faut bien au fond s’empiffrer, salir le sol, tu sanglotes, tu rigoles, savourer l’insipidité, la puérilité, l’américanisation assumée, mondialisée, de ces innombrables, interminables et minables super-zéros de super-navets censés sauver le monde immonde, vive la nouvelle normalité, la statue symbolique, à sortilège ésotérique, en sus le féminisme façon Amazone ou Amazon ( Wonder Woman , Patty Jenkins, 2017). Il paraît que les plates-formes de streaming vont (devoir) verser trois cents millions d’euros à l...

Les Démons du maïs : Les Enfants du paradis

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Semer le chaos, laisser germer la haine, travailler au regain ou à la révolution.   Redécouvrant Children of the Corn , on pense à Take Shelter , aux Révoltés de l’an 2000 , au Village , on ne fait qu’y penser, sans se risquer à une comparaison de toute façon à la con au regard des différents contextes historiques autant qu’économiques. Bien sûr, le métrage affreusement sage s’avère au final, blague de carte postale incluse, aussi vide et plus insipide qu’un grain de maïs soufflé, car le scénar assez nullard de George Goldsmith trop étire la courte nouvelle pédophobe et anticléricale de Stephen King issue de Danse macabre , recueil paru sept ans (de malheur) plus tôt. Bien évidemment, le débutant texan Fritz Kiersch retourna vite ensuite à un anonymat mérité, malgré tout le fric empoché par le premier volet désargenté (luxe discret de plans à la grue) d’une franchise inter-minable aussi juteuse qu’une purée d’épis. Et pourtant ce « film culte », ironie de l’a...