Meurtres sous contrôle : Dirty God
Un blasphème ? Un diadème. En 1976 sortent aux USA deux films sur la foi : Carrie au bal du diable de Brian De Palma et Meurtres sous contrôle de Larry Cohen. Moins (re)connu que le premier opus en partie préoccupé par de mémorables menstrues, le second mérite cependant son exhumation, sinon sa consécration, terme convenable, connoté, contextualisé. Précisons que la césure impure du récit structure cet ouvrage tout sauf sage, souvent impressionnant, parfois poignant – on passe ainsi peu à peu du public au privé, de l’anonymat au singulier, sens duel. Lorsque Peter, futur (mauvais) ange exterminateur, vengeur, pour l’instant stratège diplomate, se hisse auprès du tireur perché en hauteur, atteint de tendances suicidaires, saut dans les airs, durant le prologue surprenant, voire tétanisant, leçon de réalisation, d’outrage(s) et de (dé)montage, ouverture en état d’urgence rappelant/présageant celle du pareillement apocalyptique Zombie (George A. Romero, 1978), il pr...