La Griffe de Frankenstein : The Mortal Storm
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Antony Balch. Quintessence de l’humour britannique – Le Sang du vampire ni La Poupée diabolique ne manquaient de drôlerie discrète, certes –, L’Hôpital de l’horreur (titre original préférable) ose même le désopilant, par exemple dans une scène où le nain amène (mémorable Skip Martin), passé de l’autre côté, utilise deux corps assommés par sa mixture aux allures de menthe à l’eau pour atteindre le verrou d’une porte en effet de prison. Balch (caméo barbu initial) ne rechigne pas au burlesque (le nanisme, autrefois forme de freak , avant que le politiquement correct et les bien-pensants Défenseurs de la Dignité Humaine, à des années-lumière d’un Tod Browning, ne s’en préoccupent) mais il se refuse à la pantalonnade et sa comédie horrifique ne succombe jamais au stérile, sinon cynique, second degré, mieux, elle propose une réflexion politique sur les crimes du passé à l’aune supposée émancipée du début de la déc...