Mundial ’78 : Don’t Cry for Me Argentina
« Droit au but », au cœur de l’amical tumulte… Seul Astor Piazzolla pouvait oser puis réussir cela, à savoir revisiter la musique dite programmatique, spécialité classée classique, remember par exemple La Mer selon Debussy ou Une symphonie alpestre du nietzschéen Strauss et tisser du tango les multiples émotions à celles du « ballon rond ». En 1978, l’Argentine accueille et récolte la Coupe du monde, alors sous la coupe du général Videla, qui d’ailleurs conviera notre compositeur à un repas, via une invitation évidemment inconvenante à évacuer. Que l’on apprécie ou pas ce sport de manière morale, à la conquis Camus, il demeure donc le thème principal d’un album musical assez magistral. En huit titres explicites, étendus durant une trentaine de minutes, l’auteur majeur transcende son matériau à l’unisson de la transformation du « nouveau tango ». Installé en Italie, escorté par le Conjunto Electrónico, formation à la dénominatio...