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Mundial ’78 : Don’t Cry for Me Argentina

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    « Droit au but », au cœur de l’amical tumulte… Seul Astor Piazzolla pouvait oser puis réussir cela, à savoir revisiter la musique dite programmatique, spécialité classée classique, remember par exemple La Mer selon Debussy ou Une symphonie alpestre du nietzschéen Strauss et tisser du tango les multiples émotions à celles du « ballon rond ». En 1978, l’Argentine accueille et récolte la Coupe du monde, alors sous la coupe du général Videla, qui d’ailleurs conviera notre compositeur à un repas,   via une invitation évidemment inconvenante à évacuer. Que l’on apprécie ou pas ce sport de manière morale, à la conquis Camus, il demeure donc le thème principal d’un album musical assez magistral. En huit titres explicites, étendus durant une trentaine de minutes, l’auteur majeur transcende son matériau à l’unisson de la transformation du « nouveau tango ». Installé en Italie, escorté par le Conjunto Electrónico, formation à la dénominatio...

Le Sud : Le Retour

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Fernando Ezequiel Solanas. Film mental et musical, sensuel et mémoriel, de décor et de remords, Le Sud , co-production franco-argentine primée à Cannes (en 1988) pour sa « mise en scène » (expression à l’occasion idoine, tant la théâtralité du métrage s’affiche dès l’ouverture), semble ressusciter, une cinquantaine d’années après, le « réalisme poétique », l’associer à une subjectivité tarkovskienne (celle du Miroir , dont l’espace-temps intime se jouait de la linéarité narrative majoritaire) et se placer volontiers sous l’influence de Fellini (un cargo blanc rouillé adresse un modeste clin d’œil au paquebot onirique d’ Amarcord lors d’un numéro sur le port peuplé de plaisantes putains). Nous voici parmi les « esprits » non plus de Juliette mais de Floreal, « prisonnier politique » libéré à la chute venue des urnes de la dictature argentine en 1983. Dans...