Temple : Promenons-nous dans les bois
Soixante-dix-huit minutes en forme d’insulte à l’intelligence et à l’existence. « Ce temple vous rendra malade » et ce film aussi, d’une anémie interminable à transformer Apichatpong Weerasethakul en émule vitaminé de Michael Bay. Une forêt, des égarés, un caméscope, des phénomènes paranormaux comme il faut : le scénar nullard délocalise la sorcière de Blair du côté de Tokyo puis se fend d’un retournement final censé jouer sur l’ambiguïté de l’histoire et du récit, sur la duplicité du point de vue et le brouillage du témoignage. Une momie sous cloche médicale évoque sa virée triangulaire, dépressif platonique flanqué d’un queutard pathétique et d’une étudiante en croyances, mon Dieu. Cela finira par une pendaison/lapidation de saison, un ensevelissement en compagnie d’une kitsune – préférons celle de Katsuni – et un stylo planté dans le cou du traducteur. Les plus indulgents apprécieront la direction de la photographie, la chute de reins de Natalia Warner. On do...