Approaching the Unknown : Mission to Mars
Neuf mois de réflexion ? Disons un désir d’aliénation. L’une des postulantes au peuplement parle de solitude et de mélancolie : les deux états caractérisent Approaching the Unknown (2016) qui, à défaut d’approcher l’inconnu, parvient à faire éprouver un vécu, en l’occurrence celui du capitaine Stanaforth, premier colon supposé atteindre la planète rouge au bout de 270 jours. Il communique avec son pote au surnom de maigrichon, incarné en vidéo par le frérot d’Owen Wilson, il croise un tandem dépressif de station spatiale sépulcrale où se ravitailler, il s’adresse à sa suiveuse dormeuse mais, surtout, il tient en voix off son journal de bord, son journal intime. L’intimité en question ne signifie plus l’étalage d’enfantillages autobiographiques, égocentriques, à l’instar du babillage « accablant » d’écrivains réunis à la remise du prix Melville à son ex -épouse, elle désigne désormais une relation singulière au cosmos, liée à une expérience presque christique ...