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Affichage des articles associés au libellé Jean Eustache

Change pas de main

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  Un métrage, une image : Irina Palm (2007) Et si l’émancipation passait par le poignet ? Le conte de Noël gérontophile l’affirme. Maggie veut sauver Olly, certes, doit donc vite devenir une experte de la branlette, anonyme et rapide. Pourtant, son « sacrifice », pas un brin tarkovskien, quoique, quelle queue, devant la cabine à l’exotique et explicite pseudonyme, afin de financer les frais nécessaires aux soins du gamin, « malade orphelin » à traitement australien, gratuit, Dieu merci, l’avion, l’hôtel, non, en définitive lui coûte peu, ne lui coûte qu’une amitié minée, la traîtresse appréciait la fessée, il paraît, confidence ou confession en forme d’ultime remords, du « trouillard et pas fiable » feu Trevor, mari guère mimi de Maggie, qu’une grande engueulade filiale, in fine dépassée, douleur « surmontée », pécheresse pardonnée, par la belle-fille autrefois indocile, désormais à domicile, en larmes, remerciée. Bien sûr, so...

Lola, une femme allemande : Les Rapaces

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Rainer Werner Fassbinder. Elle chante, elle enchante, elle déchante, elle réenchante, la Lola de Barbara (Sukowa), parce qu’elle le vaut bien, un peu beaucoup putain, très entourée de « reconstruits » requins. Type à voile et à vapeur, cinéaste sans repos et sans peur, Fassbinder la magnifie, ne la glorifie, l’immortalise au milieu d’une Allemagne « mère blafarde » ( Deutschland, bleiche Mutter , Helma Sanders-Brahms, 1980), en effet, de toute façon, quoi qu’elle fasse, d’admirable ou de dégueulasse, malgré la chance de la rance relance, à son discutable « miracle » on dit oui ou non merci, itou en Italie, tentative capitaliste d’effacer la faute impardonnable, pourtant par l’Europe pusillanime partagée, d’une Germanie nazie, d’un spectacle insensé nonobstant réalisé, par la masse apprécié, au moins jusqu’à un certain point, remember la reconstitution au diapason de Lili Marleen (...

Mano de obra : Travaux

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  Squatteurs de caveau, (dé)construction des idéaux… Bande-annonce d’à moitié mensonge, car Mano de obra (David Zonana, 2019) ne se résume pas à un tendu thriller entre un ouvrier vénère et un impitoyable propriétaire. Ceci survient, voire s’évacue, vite, autant que la chute du vrai-faux alcoolisé, dès le premier plan pondéré, harmonie masculine immédiatement minée, mystérieux traumatisme originel jamais surmonté, même si au final instrumentalisé. En effet Francisco se remet fissa du double fiasco, il supprime subito l’assassin désinvolte, par procuration, de sa belle-sœur enceinte, pauvre Lupe dépourvue d’indemnités, pendue puisque désespérée. Une fois la corde (de la discorde) mise en commun, seconde pendaison de saison, à présent en appartement, l’intrus s’improvise parvenu, incite ses potes à s’installer au sein de la piaule luxueuse, coûteuse, géométrique, en fabrique, de l’esseulé décédé. Le farniente en jacuzzi ne lui suffit, il monétise des meubles du mort, il passe un...

La Maison des bois : Famille d’accueil

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Les enfants, les parents, les combattants et les survivants… Sans être un ratage, on pouvait envisager davantage ; certes, face à la fadasse série servant de sous-titre à cet article, La Maison des bois (Maurice Pialat, 1971) demeure un lieu accueillant, intéressant, stimulant, mais le feuilleton de l’O.R.T.F. fait toutefois un peu pâle figure face aux déflagrations passées et futures, celles de L’amour existe (1960), L’Enfance nue (1968), Nous ne vieillirons pas ensemble (1972), La Gueule ouverte (1974), À nos amours (1983), Sous le soleil de Satan (1987) et Van Gogh (1991), ouvrages avec lesquels il entretient des liens évidents, de correspondances à distance. Au ciné, le scénariste René Wheeler co-signa les scripts de Jour de fête (Jacques Tati, 1949), Fanfan la Tulipe (Christian-Jaque, 1952) ou L’Amour d’une femme (Jean Grémillon, 1953), ce doublé d’ailleurs en compagnie de René Fallet. Ici, à la TV, avant un épisode d’ Arsène Lupin selon Georges Descrièr...

Elizabeth : But What Do You Know About Elexis Monroe?

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Poisson de saison ? Hommage de marasme… Ceux qui trouvent de laides intentions en de belles choses sont corrompus sans être séduisants. Et c’est une faute. Oscar Wilde, Préface du Portrait de Dorian Gray Moins connue que quelques consœurs, Elexis Monroe mérite quelques lignes de votre serviteur. Elexis exerce la profession de « cascadeuse », euphémisme anal-ogique assez judicieux d’une certaine Brigitte Lahaie, ensuite récemment (et inconsciemment) repris par la Jeune et Jolie (François Ozon, 2013) Marine Vacth, pour laquelle les scènes sexuelles, certes cette fois-ci simulées, s’apparentent à des « cascades » à exécuter la tête froide et le reste aussi, merci. Depuis longtemps, disons deux décennies, spécialisée dans le lesbianisme soyeux ou presque audacieux, on pense en particulier à un tandem attentif, attentionné, avec une Alicia Silver enceinte, aux inoffensives démonstrations d’incestes entre (belles-) mères et (belles-) filles, Mademo...

Douce nuit, sanglante nuit : Bad Santa

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Un film de saligauds ? Un film d’empoisonné cadeau… Douce nuit, sanglante nuit  (Charles E. Sellier Jr., 1984) commence comme Shining (Stanley Kubrick, 1980), s’achève tel La Nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955). Douce nuit, sanglante nuit  se souvient aussi de Dead Zone (David Cronenberg, 1983) et de Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974). Douce nuit, sanglante nuit  en sus s’inscrit au sein du sillage dépressif de Black Christmas (Bob Clark, 1974), son prédécesseur peu ancien, autant peu serein, au titre explicite. Douce nuit, sanglante nuit  succomba à la concurrence acérée, sociologique, onirique, des Griffes de la nuit (Wes Craven, 1984). Douce nuit, sanglante nuit   scandalisa la critique délatrice, le public lobbyiste, les froussards de Tri-Star, succursale de Coca-Cola, eux-mêmes relookeurs cyniques, remplis de fric, d’un certain Santa Claus. Déjà connu de votre serviteur sans peur, en tout cas au/du cinéma, via un vrai...

Thalasso : Le Gros et le Maigre

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La référence et la vérité, les rillettes et le dentier, le rire et la réalité… Assez amusant, carrément inconsistant, Thalasso (Guillaume Nicloux, 2019) délocalise, développe et radote L’Enlèvement de Michel Houellebecq (Guillaume Nicloux, 2014). Sur fond d’autofiction, de chronique en Scope, de remise en forme, de remise aux normes, celles de l’hygiénisme moderne, nique la nicotine, inspiratrice sevrée, substituée à l’absinthe de Baudelaire, l’écrivain croise (le couloir) la voie (et la voix) de l’acteur de The End (Guillaume Nicloux, 2016), enfin sorti de sa forêt, ouf. Michel & Gérard dans le même bateau, le spectateur tombe à l’eau ? Presque, puisque s’enchaînent les saynètes, assemblées de manière linéaire, les deux lignes narratives principales, la cure impure, le couple en déroute, finissant évidemment par se rencontrer, sinon se contaminer. À Cabourg, mon amour, on coule des jours moins tranquilles qu’à Clichy, en tout cas en mode Henry Miller, on y baise b...

Un homme qui dort : Le Bel Indifférent

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Une traversée de la neutralité, une odyssée du détachement, un pari d’aujourd’hui…   Tu visionnes à domicile « un film de Georges Perec & Bernard Queysanne ». Tu réécoutes un texte remarquable, lu de manière admirable par Ludmila Mikaël. Tu épouses le parcours de Jacques Spiesser, étudiant démissionnaire, tout sauf suicidaire, en « socio géné », en licence, par ses soins licencié. Solitaire fantomatique, miroité à la Magritte, démultiplié par l’optique, le locataire que tout indiffère plonge en pleine déprime, s’imagine « maître du monde anonyme ». La « mise en scène » du réalisateur s’assimile à une caméra très mobile, ivre de travellings , par conséquent à contre-courant du voyage vers le vide, immobile. De l’espace, donc, des déambulations, mais aussi du son, tu apprécies la bande homonyme de Jean-Pierre Ruh, notamment partenaire d’Éric Rohmer & Roman Polanski, la « musique » de 010, in extremis mélodique. Tu ...

La Rupture : Pensione paura

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Son fils, sa bataille, fallait pas qu’elle s’en aille, bis , génitrice assiégée… Face au « plus fumier des fumiers », teint et moustachu Michel Bouquet, Stéphane Audran, dont on ne se lassera jamais de célébrer la beauté, le talent, sinon la discrétion et la distinction, interprète cette fois Une femme sous influence (Cassavetes, 1974), elle idem au bord de la démence, soumise à la pression insupportable de mecs abjects. Gena Rowlands payait cher sa différence et la chère Stéphane doit se battre à chaque instant, quasiment à chaque plan, pour ne pas sombrer, succomber au sein d’un royaume maudit, désenchanté, régi par L’Argent (Bresson, 1983), serpent (monétaire, funéraire) sinistre contre lequel elle se dresse, surnage, telle une « Jeanne d’Arc », rapprochement moqueur mais admiratif effectué par Paul (saint) Thomas, Judas paupérisé, vrai-faux cancéreux à la chaussette trouée, au père remercié, ruiné, probablement enterré. À nouveau admirable, Mademoise...