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Jacqueline : Quatre mains, deux claviers

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  Dialogue en duo, script en stéréo… Où sont mes racines Nashville ou Belleville Eddy Mitchell 1 Générique (de début) Elle s’appelle Jacqueline Waechter, je me nomme Jean-Pascal Mattei. On la sait Parisienne, on me situerait Marseillais. Les parcours nous séparent, la correspondance nous rapproche. En tandem , à distance, nous tenons des carnets de bord, de notre survivance, de nos réminiscences. Nous aimons le cinéma, pas toujours le même, pas toujours pour les mêmes raisons. J’esquissai son portrait, je lui proposai de réfléchir à sa cinéphilie. Ce qui suit constitue, en sincère simplicité, le témoignage créatif d’une amitié, au-delà de la virtualité.       2 Mon cinéma à moi 12 questions, 12 réponses Votre tout premier souvenir de ciné ? Un Laurel & Hardy, un souvenir précis, entre fou rire et chaudes larmes, la première fois que je me suis sentie en décalage avec une foule, je devais avoir quatre ans, je pleurais alors que les autr...

Black Candles : Orgie en noir

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  Soufre et sperme, cire et sang… Madame rêve ad libitum Comme si c’était tout comme Dans les prières Qui emprisonnent et vous libèrent Alain Bashung En vive voiture, en pleine nuit, en petite compagnie, son Robert, latiniste désabusé, ancien du séminaire, avec elle arrivé en Angleterre, sa belle-sœur esseulée, endeuillée, séductrice, conductrice, Carol se met à songer : Black Candles ( aka Los ritos sexuales del diablo , José Ramón Larraz, 1982) met en images d’un autre âge son rêve érotique, exotique, à la semblance britannique, à la trompeuse panoplie patronymique, de production hispanique. Comme la Laure/Lily un brin Marat, plutôt assoupie, because pause de baignoire, pré-histoire dans le brouillard, de Femme fatale (Brian De Palma, 2002), elle se réveillera, elle revivra les événements d’avant, spectatrice puis actrice du film de sa vie, voui. Mais moins optimiste que la prolongée, précipitée, apaisée, punaisée coda du De Palma, celle de ce métrage-là res...

Clash : La Sortie de l’usine Lumière à Lyon

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  Zéro à Zagreb ? Bidons pas bidons… À JW, éprise de PC L’impeccable plastique puis la présence physique de la sympathique, éclectique  Catherine Alric néanmoins n’arrivent à rendre dynamique l’ opus psychanalytique ? Pas grave, pardonnable, puisque ce métrage d’un autre âge, daté du siècle dernier, obscur, oublié, possède quelques qualités, mérite mon billet. Dédié à la mémoire émue de Betty Beckers, déjà au générique de l’estimable, voire marxiste, La Nuit de la mort (Raphaël Delpard, 1980), Clash (Delpard, 1984) en sus se souvient, bien sûr à sa mesurée   mesure, de Carnival of Souls (Herk Harvey, 1962), redéploie Répulsion (Roman Polanski, 1965), revisite La Voix humaine , c’est-à-dire la première partie de L’amore (Roberto Rossellini, 1948). Ainsi en excellente compagnie, celle d’Anna Magnani, Candace Hilligoss, Catherine Deneuve, à laquelle le cinéaste ne pouvait pas ne pas penser, faux air affiché d’une actrice à la suivante, certes, Catherine A...