Mirror, Mirror : The Serpent and the Rainbow
Blanche-Neige et ses sept nains ? Des femmes réfléchissant (à) leur destin… Sur la surface de la glace, un duplicata de Carrie (Brian De Palma, 1976) ; en profondeur de la peur, le reflet d’une féminité. Avec ses équipes dites « artistique » et « technique » à dominante du « deuxième sexe », notre époque de quotas au cinéma admirera, avec son script co-écrit par des sœurs spécialisées dans la livresque horreur, avec ses personnages d’hommages et d’outrages de protectrices et de prédatrices Mirror, Mirror (Marina Sargenti, 1990) dépoussière – au propre et au figuré – un accessoire dérisoire, un motif majeur, une image « magique » et méta. Au-delà, il adresse des clins d’œil aux jumelles « mortelles » de Sisters (De Palma, 1972), à la piscine de La Féline (Jacques Tourneur, 1942), sinon à celle de Suspiria (Dario Argento, 1977), au torrent de sang de Shining (Stanley Kubrick, 1980), en sus d’annoncer le cannibalisme s...