Knuckleball : Mon voisin le tueur
Ménage à trois ? Fugace effroi. Un Shining (1980) matérialiste ? Oui et non. Certes, Michael Peterson , réalisateur-scénariste polymorphe, formé à la TV, emprunte au film de Stanley Kubrick son cadre de conte de fées défait, tisse à son tour un survival d’enfance, de résilience. Comme son célèbre modèle, Knuckleball (2018) débute dans les airs, en voiture, en trio, à l’approche radio d’une tempête du siècle. Il inclut en outre une batte de baseball , le titre technique désignant d’ailleurs un lancer hasardeux, dénommé « balle papillon », des apparitions fantomatiques, une contre-plongée à la verticale iconique et des panoramiques identiques de défonçage de porte, cellier au lieu de salle de bains, bien. N’oublions pas la femme flic occise, en rime au cadavre du psychique Dick Hallorann, ni le fait annexe que Michael Ironside représente, pour certains, un ersatz de Jack Nicholson. Tout ceci établi, que reste-t-il d’original, dans cette œuvre hivernale, un...