Police fédérale Los Angeles : Vivre et laisser mourir
Malchance de Chance, triche de Vukovich… French Connection (1971) s’achevait sur une détonation ; Police fédérale Los Angeles (1985) débute idem , en parallèle à un plan rouge sang, sur fond de flamme infernale, annonce ésotérique de la conclusion, de la suite. Le jour se lève en accéléré sur l’enfer californien, ses palmiers frissonnent, cernés selon son smog . Le générique affiche la clinquante couleur du masculin malheur, un tableau sinistre, de (d’auto)portrait dépressif, surgit puis disparaît, remplacé par une série d’images topographiques, géométriques, diagonale de train de fret sonorisé, panoramique horizontal de casse esseulée, du titre explicite en forme d’aphorisme surmontée, remarquez l’éclat écarlate, entre arbre et impact de balle. Vivre et mourir à L.A. ? Bien sûr, mais aussi et surtout s’y activer, s’y croiser, y faire des affaires friquées. Friedkin filme de billets un brassage à la Scarface (Brian De Palma, 1983), d’argent et des gens une circ...