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Affichage des articles associés au libellé Victor Hugo

Laborde et la Vivante

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  Exils # 176 (04/03/2026) Le Retour de Martin Guerre (Vigne, 1982) durant la Grande Guerre ? J’ai épousé une ombre (Davis, 1983) démuni de mari ? Si La Place d’une autre (Georges, 2021) repose itou sur une usurpation d’identité, il rappelle Camille Claudel 1915 (Dumont, 2013) par une partie de son trajet, par son historique austérité. Le drame de chambre de femme de chambre évite William Irish et délocalise Wilkie Collins, la dimension politique, donc la description du système de classes britannique, se voit ainsi assourdie, remplacée par l’impressionnisme presque magnanime d’une bourgeoisie à l’abri, moins chabrolienne que terrienne. Alors que les hommes se dégomment, décimés à défendre des intérêts économiques et pseudo patriotiques, « toute ressemblance » avec aujourd’hui tout sauf fortuite, les femmes à l’arrière (se) font des misères, changent de nom, dirigent des maisons. Nélie Laborde devient vite Rose Juillet, servante à l’essai virée, prostituée ...

Un coup de dés jamais n’abolira le nanard

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  Exils # 77 (29/01/2025) Louise démissionne comme John (Carter), secrétaire licenciée à l’insu de son plein gré. Jusqu’ici elle faisait bouillir la marmite, pas seulement de spaghetti à table servis, elle rapportait du fric ; elle va désormais en dépenser, héritage de tantine itou. Le couple d’entourloupe et ses fistons concons viennent d’emménager dans le quatorzième, le mari archi(tecte) et motard ne détecte néanmoins la fissure du foyer que trop tard. Avant de lui filer une gifle, il glissait sa main entre ses cuisses, aux « bas de soie », voyez-vous ça. Avant que le pauvre homme ne déconne, ne coule son propre cabinet inauguré, n’apprenne plongé le japonais, il invitait sa moitié à se réinventer, pratiquer de multiples activités, ne pas perdre son temps en mode Jean-Claude Romand. Pourtant la peinture coûte que coûte – y compris le portrait coloré de la domestique dite de couleur, fumeuse et danseuse – ne produit que des croûtes, dont se débarrasser sans se r...

Le Dernier Cahier d’une condamnée

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  Exils # 66 (06/01/2025)   Comparé à l’ opus , Carrie paraît presque une comédie et Persona (Bergman, 1966) abstrait, bourgeois. Si Chahdortt Djavann revisite Stephen King, sans le savoir ni le vouloir, sa chronique d’une mort annoncée, via les derniers mots d’une ado emprisonnée, se déleste de télékinésie, du réalisme classé magique de García Márquez, de la malhonnêteté intellectuelle du gros Hugo, dont Le Dernier Jour d’un condamné , plaidoyer littéraire à la Bob Badinter, se refusait à fournir le motif de l’exécution afin de ne point affaiblir du lecteur l’empathique émotion. Bref et direct, La Muette donne à lire et ressentir le récit d’une Shéhérazade rajeunie, qui a contrario de la célèbre ancêtre citée dans le texte ne parviendra pas à sauver sa peau. Fatemeth déteste son prénom modelé sur celui de Mahomet, mais moins que sa mère remplie de bigoterie. La risible « sororité » avec laquelle se gargarisent les occidentales féministes, elles-mêmes muette...

Meursault en morceaux

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  Exils # 40 (24/06/2024) On connaissait déjà Boileau & Narcejac, on découvre donc Durand & Galissian, dissimulés derrière ce pseudonyme presque transparent : H. L. Dugall. Hélas affublé d’une couverture colorée hors sujet, modèle de roman dépressif et dégraissé, limité à l’essentiel et surtout à l’existentiel, à l’image du sacrifié, sinon du crucifié, cf. la référence d’évidence, durant sa transformation finale, petit opus de cent quatre-vingt-sept pages en poche primé à sa parution en 1967, La Porte dorée s’apparente un peu à L’ É tranger (relu et) corrigé, (reconnaissable et) déguisé, délocalisé. Il s’agit d’un joli KO à Frisco, coécrit par le futur scénariste du risible Dancing Machine (Béhat, 1990) et un ancien critique ciné de L’ É cran français . Deux hommes et une femme forment un trio forcément infernal et un triangle foutrement fatal, leurs patronymes servant aussi à intituler ses trois parties. Si la première et la deuxième utilisent une « focalis...

À la rencontre de Forrester

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  Caste de concurrents, complices des maléfices, honte de la honte...   Pascal, Blaise et billet, philosophe de force, opinion, usurpation, vérité, devrait plaire à la pensive Jacqueline Waechter. Biographe à défaut de fée, Dreyfus née, Viviane Forrester signe en 1996 un essai à l’insolite et insolent succès que l’on sait, du Médicis récompensé, placé sous le signe, sinon l’emprise, de l’exclusion, l’élimination, la déportation, la programmation, de la catastrophe, en somme, termes très connotés, en toute conscience utilisés. Parmi un entretien contemporain, publié au milieu de L’Humanité , l’écrivain au féminin, peu fanatique de féminisme, de féminisation du lexique, se rappelait Rimbaud, communard à l’écart, vite devenu marchand, pas d’armes seulement, telle in extremis l’Alice de Lewis, présente ici aussi, revue et outragée par le pas bon Burton. Le titre de l’ item cite donc Soir historique des Illuminations , en conserve la valeur apocalyptique, en liquide la dimen...

Le Corbeau

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  Magicien du matin ? Légende sans danse… Pendant le prélude, Pauwels rappelle le célèbre mot de Hugo adoubant Baudelaire ; mais face à celui de Céline , documenté, donc condamné, l’antisémitisme de l’auteur des Fleurs , impulsif, intempestif, paraît presque inoffensif. Passé ce préambule d’épouvantail « génial », à prendre avec des pincettes, le Louis à lunettes et regard caméra ne reviendra vers les ouvrages outrages, cède toute la place et l’espace à « l’ermite de Meudon », oracle cadré au sternum ou à la taille, assis sur un fauteuil impérial, l’interlocuteur commentateur se contentant de quelques plans de coupe et sur la bande-son de ses successives questions. Auparavant, après le générique à l’imprimerie, télévisuel « village global » de Marshall McLuhan se souvenant du temps récent de la « galaxie Gutenberg », mise en scène, à demi en abyme, de l’outil alors utilisé pour la fabrication des livres en papier, ni numériq...

Le Cœur révélateur

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  De Jim Morrison la prière américaine ou bien de « l’orphelin » la même peu sereine… Antidémocratique, antisémite, misogyne, voire homophobe : la médiocrité de la modernité, moralisée, victimisée, fissa ferait second procès aux notes de choc, parues posthumes, moins remises en cause et renommées que de fameuses « fleurs maladives » désormais à demi fanées, embaumées dans le « cercueil de verre » solitaire, dirait Bradbury Ray, d’un herbier scolaire ou universitaire. La valeur de l’auteur, l’usure de la lecture, sinon de la littérature, l’hyperbole d’une époque, réseau social parfois infernal, professeur de lycée décapité, convoi motorisé de civils ukrainiens massacrés, « foire aux atrocités » ballardesque et médiatique en rime au « tissu d’horreurs » de la presse écrite, « apéritif » émétique, font que les foules s’en fichent, en bref et en définitive. Redécouvrir Fusées , Hygiène , Mon cœur mis à nu , ne ressemble ains...