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Manille : Adieu Philippine

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Lino Brocka. On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille On choisit pas non plus les trottoirs de Manille De Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher Maxime Le Forestier Tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles. Pangloss Une fille, la ville, l’exil. Surtout, une rue Miséricorde, une recruteuse Madame Cruz, un ange déchu appelé Paraiso, un ami prénommé Pol, l’inscription murale JESUS IS OUR SAVIOR, des retrouvailles ecclésiastiques, une séance du King of Kings (1961) de Samuel Bronston & Nicolas Ray. Ce chemin de croix sans foi ni loi, où chaque cercle infernal, banal, trivial, oblige Julio à tomber encore plus bas, jusqu’à son possible suicide, son lynchage probable, jusqu’à un terrible arrêt sur image en regard caméra, à peine contrebalancé par le souvenir ensoleillé d’une madone étranglée, ne pouvait pas ne point parler à un certain Martin Scorsese, notoire g...

Melaza : Havana

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Carlos Lechuga. Impitoyable portrait de la pauvreté du côté de Cuba, Melaza , titre de toponyme fictif, qui évoque, hasard orienté des langues, une mélasse existentielle de saison, s’avère de surcroît un grand et court film d’amour, dans lequel deux scènes silencieuses, splendides et terribles, en disent long sur les relations humaines, sur ce qu’il faut faire, hélas, face à la misère, sur la force nécessaire pour rester ensemble, afin d’affronter des lendemains guère sereins. Dans la première, le couple danse, enlacé, au bord d’une buvette et du cadre, au son d’une chanson de séparation ; dans la seconde, l’homme lave la femme qui vient de se prostituer, qu’il sait s’être prostituée, en écho accidentel à Love de Noé, en travelling arrière millimétré. Film d’amour ouvert en travelling latéral sur le couple en train de faire l’amour au milieu d’une usine vide, sur un matelas trimbalé, car ils vivent à qua...