The Blade : Ringo Lam, in memoriam
Les armes, les larmes, l’âme de Lam… Survenue in extremis en décembre, apprise au présent par votre serviteur, la mort de Ringo Lam (1955-2018) se reçoit en surface et symbole, dirait le Oscar Wilde de la préface du Portrait de Dorian Gray . En effet, outre terminer, autour de la soixantaine, une vie individuelle, elle met un terme à une filmographie, à une cinéphilie, c’est-à-dire à un écho collectif. Avec la disparition du cinéaste disparaît une part du cinéma de HK, de sa réception en Occident, au tournant des années 80-90. Jackie Chan, Stephen Chow, Tsui Hark, Sammo Hung, Wong Jing, Wong Kar-wai, Johnnie To, John Woo, Corey Yuen, chacun à sa (dé)mesure, contribuèrent à établir un imaginaire, mirent en images sa magie, en sa compagnie. Vingt-cinq films en trente-trois ans, cela vous semble suffisant ? Ceci ne satisfit l’intéressé, retiré des écrans contre sa volonté, de son plein gré, disons depuis une décennie, le segment de Triangle (2007, co-dirigé par Hark & ...