A Scene at the Sea : Waterworld
« Retour aux sources » et spécialement à celle qui ne se tarit pas… À l’inspiratrice de minuit Quand on naît au bord de la Méditerranée, quand on nage face à une petite ville où surgit le train méta du cinéma, quand on marche sur le sable d’une plage grise et industrielle en hiver, la mer fait partie de votre corps, de votre histoire, cette mare nostrum devient vite vôtre, son souvenir salé jamais ne peut s’effacer. La discutable « mémoire de l’eau » ? Celle de l’enfance et de l’adolescence, du dimanche et du silence, des morts et des survivants, assurément. Pourquoi Fellini y finit-il sa douceur de vivre, pourquoi La dolce vita s’achève là ? Pourquoi Kitano, à la fin de Hana-bi , décide de s’y flinguer, après avoir délivré d’une balle son amoureuse condamnée par la maladie ? Pourquoi A Scene at the Sea et Sonatine comportent-ils de mémorables scènes maritimes, entre jeu et contemplation, joie légère et amèr...