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The Machine Girl : Un seul bras les tua tous

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Yukio Mishima meets Boris Cyrulnik… Un divertissement sanglant ? Assurément ! Dès l’ouverture presque sépia (intéressant travail désaturé du DP Yasutaka Nagano) à la Guillaume Tell (pomme et couteau) mâtinée de Kids Return (adolescents violents en costards noirs), The Machine Girl délaisse le réalisme et s’enfonce avec délice dans l’excès. Cette histoire de (double) vengeance (ressort ancestral de nos passions, de nos fictions) féminine se visionne avec un sourire constant et complice, car le film ne manque pas d’humour (communicatif, drolatique) ni d’amour (fraternel, maternel). Sans une once de cynisme, dépourvue de paresse, la co-production américano-japonaise (coopération de la Nikkatsu) se savoure (gastronomie rieuse d’un bras muté en tempura géante, d’une boule de riz écrasée, façon James Cagney déclaré Ennemi public , sur la bouche blessée ou captive, de doigts de cuisinier sur canapé cannibale) en film d’action over the top (le DVD paru chez Elephant Films po...

The Warrior’s Way : Wild Wild West

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Comme le conseillait, en coda, le dealer chinois des années 20 occidentales du Festin nu de Bill Burroughs, « Plus lien… leviens vendledi »… Ce conte ne se la raconte pas, même s’il peut se raconter, il se livre tel quel dès le prologue gris, bleu, blanc, rouge ( incipit aquatique, faussement narcissique, présage des images volages), ultime combat liminaire et découverte du bébé survivant, souriant (pétale posé sur la joue de l’assassin aux yeux doux), surplombés en voix off par un presque méconnaissable Geoffrey Rush, grimé en ivrogne endeuillé, in fine tireur d’élite, manieur du « Circonciseur » et grand-père conteur pour la petiote coupée, tant pis, au montage, retrouvée grandie dans les anecdotiques scènes supplémentaires. Cosmopolite, œcuménique, ludique et mélancolique, la fable du débutant Sngmoo Lee ne connut pas le succès, ni critique ni public. On peut le regretter, on peut l’expliquer à moitié par le sujet autant que par la texture du réci...