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Affichage des articles associés au libellé Brian De Palma

Sous le spotlight de Satan

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  Exils # 216 (02/07/2026) S’il ne saisit l’essence de la danse, immanence transcendante, souffrance élégante, érotisme technique, incarnation calligraphique, Staying Alive (1983), vilipendé, bienvenu, se soucie de salut. Pierre renia, Tony distance un passé à succès, au revoir au réalisme relatif de La Fièvre du samedi soir . En exil de Brooklyn, il aborde le Diable à Manhattan, qui lors du climax porte un costume écarlate, telle la contemporaine démone Lords ( New Wave Hookers ). Durant sa traversée des ténèbres bressoniennes, urbaines, un ange gardien lui tient la main, doté de blondeur, d’un cœur. Mais le triangle sentimental, mystique évite le manichéisme, car Jackie la compagne au travail voire au lit, car Laura l’héritière « importée d’Angleterre », excèdent le symbole, ni sainte ni salope. Première, ultime femme de sa vie, à laquelle il parle, reprend de sa tarte, visiteuse invitée, fierté affichée, la mamma ne condamne le « comportement » d’antan, l...

Bram Boner

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  Exils # 215 (01/07/2026) « The blood is the life, Mr. Renfield » dit Dracula au descendant dingo et puceau du « mangeur de mouches » ( idem l’identifie l’infirmier). Le sperme et le sang s’équivalant ? En tout cas pas au cours de l’exercice de style plus méconnu que le « communautaire » Blacula . Sorti un an avant la version romantique de Badham, Dracula Sucks (1978) ne démérite au niveau de sa direction artistique et photographique, même si sa musique ne rivalise avec celle de Williams. Doté de décors et de costumes soignés, le film souffre cependant d’un tournage semble-t-il souvent improvisé. La question anecdotique, rhétorique, de tripatouillages de montage mise à part, le cinéphile horrifique jamais entièrement ne s’égare : revoici le cirque gothique et la panoplie du comte de Transylvanie, certes délocalisés au sommet d’un désert et dans le tombeau d’un château made in USA . Pour l’époque, on penche vers les années trente, yellow cab ...

À travers le mouroir

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  Exils # 213 (29/06/2026) « There is evil in this house » affirme l’anti-héroïne, mais Through the Looking Glass ( Femme ou démon en France, 1976) ne revisite l’imagerie de la maison hantée, même si le mari visite un chantier, la pièce suspecte, interdite à l’adolescente, à Barbe-Bleue on repense (clé incluse), se situe au grenier, endroit à risque depuis L’Exorciste . Le titre, deux répliques, la tea party certes citent l’ Alice de Lewis, toutefois ce film surtout fantastique, un peu pornographique, épouse (obsédée, possédée) davantage le sillage de The Devil in Miss Jones , déjà éclairé par l’habile « Harry Flecks » (Arriflex), jeu de mots de Damiano. Cet Enfer reflétait Sartre & Stoker : infernale altérité insensible à Spelvin, mise en abyme en rime à Renfield – ici revoici Fellini (tendance Satyricon ) & Fulci (celui de L’Au-delà ). De l’autre côté du miroir se déploie un boschesque et grotesque désespoir, un rut ridicule (autofellation,...

L’Année du boulet

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  Exils # 205 (09/06/2026) Au siècle passé, dans les studios de Dino, Rourke combattait John Lone selon L’Année du dragon . Beaucoup d’eau coula sous les ponts des nations et du cinéma, l’acteur quasiment méconnaissable revint vers la lumière pour The Wrestler puis Expendables : Unité spéciale . Presque une trentaine d’années après, le voici à son tour vêtu de blanc, tel l’antagoniste américano-asiatique de jadis, à l’instar du soutien-gorge contradictoire de Janet Leigh, dress code de Psychose , mise en évidence de coupable innocence. Le Malik de Mickey ne s’occupe de cocaïne et de racket , incarne avec un couteau (les psys apprécient) un « opportuniste » épris de pédérastie à la Gide, « souille tout ce qu’il touche » lui crache au visage le sicaire amer, lui-même habillé en blanc, couleur de deuil en Orient, tueur doté d’un cœur – pas de mal fait aux enfants ni aux dames, pitié fatale style Scarface – et canaille munie d’une morale musulmane, peu po...

Mémoire d’outre-tombe

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  Exils # 202 (28/05/2026) Roman mineur d’auteur majeur ? L’écourtée carrière de la réellement regrettée Mo Hayder se termine donc sur Crâne d’os , traduction quelque peu trahison du moins pléonasmique Bonehead . Le lecteur va découvrir finalement cette « tête de squelette » recouverte de film alimentaire, comme si en écho à Bacon son compatriote, il fallait défigurer la prostituée droguée, apeurée, aveuglée, comme si l’évanouissement du visage obsédant permettait de s(t)imuler au présent les outrages du passé formulé, fantasmé. Sur fond de « féminicide » et de nécrophilie pseudo historiques se déroulent en montage alterné une étude de l’inquiétude, l’observation pleine de compassion de la façon dont (dys)fonctionnent les représentations, les « légendes urbaines », anciennes ou modernes, modèlent et révèlent les vérités de la communauté. La romancière revisite ainsi à sa manière Eliade & Shyamalan, spécialistes du mythe et du dessillement. L...

Limbes malingres

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  Exils # 198 (12/05/2026) Celles et ceux qui estiment misogyne un certain cinéma sud-coréen devraient visionner Limbo du protégé de To : une femme s’y fait frapper durant deux heures très étirées en longueur. Ceci ne suffit, il faut la faire violer, levrette ventre à terre parmi des poubelles et les cadavres de compagnes à la pelle, l’agresseur assassin crache au creux de sa main, lubrifiant substitué au célèbre beurre de Brando & Bertolucci, le tandem anathème du Dernier Tango à Paris (1972), désormais interdit. En 1926, cf. Le Fils du cheik , un fondu au noir servait d’étouffoir, circulez, rien à voir, tout imaginer, intime nausée. En 2021, on ne pratique plus cette pudeur-là, et la suprématie de moiaussi, on ne connaît pas, en tout cas à HK. Ce Cheang ainsi ressemble à une variante (rendue à la vie civile) de l’éprouvant Outrages (1989). Les femmes (se cament) souffrent ou enfantent, je pense à l’épouse du flic légaliste, si propre sur lui, les femmes souffriront pend...

Rappelle-toi Barbra

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  Exils # 196 (06/05/2026) La blondeur de Redford, le strabisme de Streisand, la musique de Hamlisch, les rimes des Bergman, un play-boy en uniforme (et en forme), une passionaria toujours là (où il ne faut pas), le Scope de Pollack, un zeste de Fitzgerald, sans omettre le communisme (à la sauce US), le maccarthysme ( made in Hollywood), la judéité (donc les WASP en reflet) : si tout ceci ne vous suffit, rajoutons des allitérations ( The Way We Were devenu en français Nos plus belles années , clin d’œil cinéphile aux Plus Belles Années de notre vie (1946), aperçu ici sur une marquise), deux Oscars mélomanes, un casting choral impeccable (mentions spéciales à Chiles & Woods, charmants, attachants), Chayefsky, Coppola, Trumbo (non crédités, OK) au scénario, dû en définitive à l’ insider (autobiographique, sinon sociologique) Laurents, l’auteur de La Corde (1948), Vacances à Venise (1955), du musical West Side Story , l’éminente monteuse (aussi « superviseuse...

Les Ombres et les Rayons

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  Exils # 193 (29/04/2026) Dans ses mémoires de boire et déboires, « Tony » Hopkins trouvait « anglais » ces récits de ciné, où renoncent les gens de tous les jours, surtout en amour, conformisme clivant, fissa « déchirant ». En ce sens, Guerre et Passion (1979), intitulé français à la Tolstoï, le titre d’origine se limite au topographique, rue du début puis perspective in extremis , se définit film britannique, en sus de la nationalité de l’équipe, du lieu de sa fabrique. Le mélodrame martial évoque davantage Lean intime que le glamour militaire d’ Officier et Gentleman (1982). Mélancolique et pudique, il expédie une scène sexuelle en deux plans point malaisants, comme disent les objecteurs de conscience d’aujourd’hui, torses dissimulés, mains enlacées, durant moins longtemps que le londonien bombardement. Après un prologue de « romcom »,   attaque et contre-attaque de simulacres, se tisse en montage alterné, bombes à larguer, infi...

Et Noël au soleil

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  Exils # 188 (14/04/2026) Explosion, amputation, spéculation mais pas de « séparation », pas même un reste d’apartheid. Si Gold (Hunt, 1974), au niveau politique, s’apparente donc à de la science-fiction, une sorte d’uchronie jolie, festive et sportive, au niveau économique il décrit avec acuité une organisation de délinquants classés en col blanc, dont l’intitulé des credits ( syndicate ) renvoie vers la pègre homonyme, émir en prime. Un membre allemand croit bon de plaisanter, d’anticiper la « liquidation » programmée : on le fait fissa sauter attablé, en famille, infanticide explosif, à la suite de celui d’ Agent secret   ( Sabotage , Hitchcock, 1936), en prélude à la reprise des Incorruptibles (De Palma, 1987). Plus encore que de l’or, du boursier pactole aucun ne rigole, ni ne profite in fine , puisque la machination échoue, un premier essai déjà désamorcé pendant le prologue panique. Construit en boucle bouclé, en traumatisme dépassé, merc...

Petite paysanne

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  Exils # 183 (24/03/2026) Souvenirs goutte à goutte (1991) se termine par un faux départ, une marmaille et des retrouvailles, conclusion en chanson, variante locale de la métaphore de The Rose , immortalisée naguère par Bette Midler. Comme jadis Janis Joplin, modèle du Rydell, la benjamine atteint ses vingt-sept ans, au sinistre club homonyme n’appartient cependant. Pas d’alcool, de drogue, de rock’n’roll , surtout de sexe : la vieille fille juvénile affiche une santé, une sociabilité à l’opposé de la chanteuse rocailleuse. Une dizaine de jours de vacances et la revoici au pays de son enfance, à la campagne estivale, solaire et solidaire, après les espaces plus contrastés, les milieux moins apaisés de l’école et de la famille. Au lieu de tenir un micro, la gosse point portée sur les oignons rêve des tréteaux, vocation éphémère vite contrariée par le père, homme en kimono guère rigolo et qui la baffa une seule fois, on (re)pense à Isabelle & Lino fissa ( La Gifle , 19...

Un secret à croquer

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  Exils # 182 (19/03/2026) Badalamenti au générique, une Amérique historique et satirique, un placard ajouré piqué à Blue Velvet (1987) et une (a)normalité tourmentée : Parents (1989) ressemble en surface à un film de Lynch, mais il s’apparente en profondeur à Miller ( La Classe de neige , 1998). Prisonnier du célèbre « cauchemar climatisé », ce Petit Poucet made in USA fait les siens, fait des siennes, préfère se coucher que toucher aux repas carnés, cuisinés jusqu’à la nausée, servis à satiété. Si une saucisse paraît s’enrouler autour de son cou tel un serpent, son lit soudain se transforme en mare de sang, tandis que le même liquide dégouline illico d’un frigo. Quant à la cave, espace obscur à la clarté symbolique, les psychanalystes ne le contredisent, elle rappelle celle de La Nuit du chasseur (1955), autre conte d’ Americana , d’enfance en fuite, de survie pervertie. Michael porte le prénom d’un tueur de dragon, terrasse à sa manière incendiaire l’ogre ...

Le Genre d’Angela

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  Exils # 180 (16/03/2026) Fameux pour son final, Massacre au camp d’été (1983) commence par une série de panoramiques fantomatiques, visite livide du lieu de l’intitulé, en septembre et à vendre. Le prologue au soleil introduit un accident d’adolescents, ski nautique fatidique, cadavre à la dérive sur le lac déjà sépulcral, gilet de sauvetage fissa renfloué à la surface, sinistre indice d’enfant défunt. Le survivant s’agitant demeure dos tourné, silhouette non identifiée. « Huit ans après », une tante médecin mais à demi démente fournit un faux certificat à son fils et à sa nièce. Voici donc Angela, calme gamine au mutisme traumatique, à dévisager la chipie de la chambrée, in extremis promise à subir le supplice d’un fer à friser enfoncé style Les Valseuses (1974), atrocité à oreiller, mur d’ombres portées. Avant cette vengeance vicieuse, à ravir le rêveur ou tueur sadique de Bret Easton Ellis, ces vacances s’apparentent à un petit martyre, pourtant pas autant sangl...

Laborde et la Vivante

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  Exils # 176 (04/03/2026) Le Retour de Martin Guerre (Vigne, 1982) durant la Grande Guerre ? J’ai épousé une ombre (Davis, 1983) démuni de mari ? Si La Place d’une autre (Georges, 2021) repose itou sur une usurpation d’identité, il rappelle Camille Claudel 1915 (Dumont, 2013) par une partie de son trajet, par son historique austérité. Le drame de chambre de femme de chambre évite William Irish et délocalise Wilkie Collins, la dimension politique, donc la description du système de classes britannique, se voit ainsi assourdie, remplacée par l’impressionnisme presque magnanime d’une bourgeoisie à l’abri, moins chabrolienne que terrienne. Alors que les hommes se dégomment, décimés à défendre des intérêts économiques et pseudo patriotiques, « toute ressemblance » avec aujourd’hui tout sauf fortuite, les femmes à l’arrière (se) font des misères, changent de nom, dirigent des maisons. Nélie Laborde devient vite Rose Juillet, servante à l’essai virée, prostituée ...

L’Enfant du Président

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  Exils # 171 (24/02/2026) Prologue au téléphone, épilogue aux Goudes, entre les deux, une lettre volée, Marlowe à la place de Poe, la page de titre de Sans espoir de retour de David Goodis, je me tire littéraire et prophétie de Descente aux enfers (1986), mais aussi au domicile cinéphile une affiche du Journal d’une fille perdue (Pabst, 1929) et au-dessus d’une salle de ciné celle des Chiens de paille (Peckinpah, 1971). Giroud & Girod, encore une lettre (en)volée, retrouvée, la mise en images d’un roman édité chez… Mazarine. En dépit du script signé d’une initiée, puisque journaliste passée par l’Élysée, d’un carton de coda à la fameuse formule cette fois-ci de facto ironique, « toute ressemblance » telle une évidence, Le Bon Plaisir   (1984) ne s’assimile au portrait détourné, très chargé, d’un certain François Mitterrand, alors au pouvoir depuis trois ans, même si de courtes écoutes, un gamin adultérin, les médiatiques « chiens » (caméo ...

Eux deux

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  Exils # 163 (29/01/2026) Trois années après l’essai à succès de Marie-France Hirigoyen, Philippe Le Guay se soucie à son tour de « harcèlement moral » et de « violence perverse au quotidien ». Vingt ans plus tard, il livrera le dispensable L’Homme de la cave (2021), autre film de conflit à l’architecture symbolique, cette fois-ci sur fond d’antisémitisme et de conspirationnisme. Dédié à son papounet, tourné en partie in situ , c’est-à-dire dans l’usine Saint-Gobain à Chalon, établissement bien sûr remercié au générique, Trois huit (2001) ressemble à un mélange de La Meilleure Façon de marcher (Miller, 1976) et Ressources humaines (Cantet, 1999), avec un doigt du Droit du plus fort (Fassbinder, 1975), un zeste du Voleur de bicyclette (De Sica, 1948), De manière explicite, Pierre commence donc à travailler de nuit, va devoir découvrir une double et redoutable obscurité, la sienne et surtout celle d’autrui. L’ouvrier vite adopté, cuisinier acclamé, becaus...

Éloge des femmes mortes

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  Exils # 158 (20/01/2026) Pour Patrick Laura Palmer, Laura de Preminger, l’ aura de Marker. L’Orphée figé de La Jetée (Marker, 1962), poursuivant le passé, souvenir à venir, in extremis descendu, divisé. En anglais, filmer (ou photographier) et flinguer se disent to shoot . En français, on dit tirer le portrait, mais en France, on utilise le fusil photographique de Marey. Femme de falaise ou bancal « Batman », les suicidaires d’hier se visionnent en vidéo, la torche humaine se relève, prend leur relève. Les conflits s’avèrent en vérité peu « présentables », en fait irreprésentables, il n’existe de films « olfactifs », la guerre en images se réduit à des images de guerre, devient une guerre des images, une mise en scène de l’obscène, à Iwo Jima, Clint ne le contredit ( Lettres d’Iwo Jima , Eastwood, 2006), à Kiev & Gaza. « Tu n’as rien vu à Okinawa, tu ne vois que dalle à Marienbad » pourrait-on répliquer, Resnais au carré, sous le...

To be (dis)continued

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  Exils # 157 (19/01/2026) Vingt-cinq années après la fin heureuse et miséricordieuse de Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), la coda karma de Twin Peaks: The Return boucle la boucle du doute et de la déroute. L’odyssée du lui-même dédoublé Dale se solde donc par un échec au carré, car il ne parvient à sauver au passé Laura dans les bois, à ramener « à la maison » Carrie aujourd’hui, replay de Piper Laurie compris ( Carrie au bal du diable , De Palma, 1976), avatar vieilli, fugitive amnésique, au macchabée de canapé, jadis « trop jeune pour se méfier » dit-elle ensommeillée, de qui, de quoi, sinon de son possédé papa, conduite encore à la place du mort, sur une (auto)route autant nocturne et désolée que celle de Lost Highway (1997). Le cinéaste ici téléaste se souvient de la dernière rencontre, décevante et dessillante, entre Sue Lyon & James Mason, le loué Lolita (Kubrick, 1962) autre conte de doppelgänger pervers. Il confère à un univers co-inventé...