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Affichage des articles associés au libellé Juan Piquer Simón

Goliath

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  Un métrage, une image : Le Château de l’horreur (1974) « La trépanation de la cervelle est en soi très justifiable » : l’œuvre d’Oliver, pseudonyme peu limpide, collectionne sans vergogne les répliques drolatiques, ce qui la rend à l’instant, en un instant, un divertissement souvent amusant, assorti de situations aussi stupides qu’irrésistibles, tant le sublime sait en sus, souvent, se métisser de risible, surtout au sein (aperçu plein) du ciné classé genré. On y retrouve un Rossano Brazzi en bout de course, presque à bout de souffle, l’acteur de valeur de Vacances à Venise (David Lean, 1955), La Charge de Syracuse (Pietro Francisci, 1960) ou L’or se barre (Peter Collinson, 1969), illico relooké en « comte » Frankenstein sérieux et toutefois espiègle, dialogue ad hoc , avant de visiter l’univers malsain de Damien ( La Malédiction finale , Graham Baker, 1981) puis la grosse pomme pourrie, de nuit, d’Abel Ferrara ( New York, deux heures du matin , 1984). Dans le rôle de l’...

Black Candles : Orgie en noir

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  Soufre et sperme, cire et sang… Madame rêve ad libitum Comme si c’était tout comme Dans les prières Qui emprisonnent et vous libèrent Alain Bashung En vive voiture, en pleine nuit, en petite compagnie, son Robert, latiniste désabusé, ancien du séminaire, avec elle arrivé en Angleterre, sa belle-sœur esseulée, endeuillée, séductrice, conductrice, Carol se met à songer : Black Candles ( aka Los ritos sexuales del diablo , José Ramón Larraz, 1982) met en images d’un autre âge son rêve érotique, exotique, à la semblance britannique, à la trompeuse panoplie patronymique, de production hispanique. Comme la Laure/Lily un brin Marat, plutôt assoupie, because pause de baignoire, pré-histoire dans le brouillard, de Femme fatale (Brian De Palma, 2002), elle se réveillera, elle revivra les événements d’avant, spectatrice puis actrice du film de sa vie, voui. Mais moins optimiste que la prolongée, précipitée, apaisée, punaisée coda du De Palma, celle de ce métrage-là res...

Le Sadique à la tronçonneuse : Body Puzzle

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Origine(s) du monde, même immonde, versus obsession(s) de saison, à la con. Bonne introduction à Boston, en 1942, bon Dieu : un minot fait en solo un puzzle presque porno, quand sa maman, à côté de laquelle la Margaret White de Carrie au bal du diable (De Palma, 1976) paraît un modèle maternel, déboule et le brutalise, tu ne vaux pas mieux que ton père, misère, apporte-moi la poubelle, putain, que j’y déverse les ordures onanistes acheminées à mon insu dans ta chambre. En guise de sac, elle écope de coups de hache en pleine face, hélas. Plus tard, sur un campus , ça trucide sec, les têtes pensées pensantes se découpent presto, décapitations et ablations en série, sur pelouse, après une suée. L’assassin, personnifié en POV, suit une idée fixe : assembler les membres amputés afin de finir le montage initial, de contempler pour de vrai l’image fragmentée, furieusement freudienne, épargnons au lecteur le symbolisme de l’outil favori de Leatherface ( Massacre à la tro...