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Affichage des articles associés au libellé Menahem Golan

En corps

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  Un métrage, une image : Full Contact (1990) Aimable mélodrame, Full Contact fonctionne au combat clandestin, à l’encontre, à la rencontre, du destin. Si l’issue du fight ultime, ensuite la fin du film, démonstration dédoublée de magnanimité méritée, n’entendent surprendre, l’ item trentenaire, populaire, indépendant, étonne autrement. Au-delà d’être un évident véhicule pour Van Damme, qui ne conduit, qui coécrit/chorégraphie, il s’agit aussi d’une vraie-fausse autobiographie, d’une fable familiale, d’un portrait paupérisé du « pays des opportunités ». Deux années après la satire lucide, à domicile, de Invasion Los Angeles (Carpenter, 1988), Lionheart , titre explicite, Kate Bush l’adore, d’accord, se place parmi une perspective marxiste, se rapproche des cloches, met à l’honneur un tendre déserteur, une esseulée belle-sœur, met en vedette des êtres honnêtes, cabossés au propre et au figuré. Ni Rocky (Avildsen, 1976), ni Fight Club (Fincher, 1999), sus au sentimenta...

Giorgino

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  Orwell à la truelle ? La Bête et la Belle… Le machinisme et le sentimentalisme de Metropolis (Lang, 1927) se devaient de séduire Giorgio Moroder, musicien cinéphile, producteur à succès, un temps résident allemand, comme d’ailleurs Donna Summer, itou auteur d’accompagnements appréciables à destination de Midnight Express (Parker, 1978), La Féline (Schrader, 1982), Flashdance (Lyne, 1983), Scarface (De Palma, idem ), Electric Dreams (Barron, 1984), Over the Top (Golan, 1987) ou Fair Game (Orfini, 1988). Sa version pas à la con, « presented with a contemporary score, sound effects and colour », « re-construit et adapte » un métrage, ne l’endommage, lui rend hommage, rendit vénère les auto-proclamés experts et autres fiers thuriféraires. Droits acquis, surenchéris sur Bowie, tant mieux, tant pis, le natif d’Ortisei co-signe avec le parolier Pete Bellotte les intertitres et les sous-titres, accélère la cadence, donc le défilement, remercie aussi ...

Society

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  Un métrage, une image : No Place to Hide (1993) Mélodrame méconnu, déguisé en thriller de microsociété à faire peur, renié en tandem par ses deux principaux interprètes, Chute en enfer , intitulé français à fissa refuser, frise assez souvent le risible, néanmoins mérite quelques lignes. Le scénariste/cinéaste Richard Danus vient de la TV, on pouvait vite le deviner, en dépit d’une poignée de plans charriés au steadicam chaloupé. Il signe ici son unique incursion au ciné, donc en compagnie de Kris Kristofferson & Martin Landau, meilleurs ennemis de police complice. Tandis que Drew Barrymore, juvénile encore, incarne une adolescente diariste et endeuillée, soi-disant indécemment (dés)habillée, O. J. Simpson portraiture un ami d’une masse muni, ancien footballeur américain, à la colonne cassée, en fauteuil roulant désormais, sorte de Lazare (re)levé trop tard, blague un brin raciste et mort héroïque en prime. Cramé par la critique, pourvu d’un petit et piètre script , désav...

Punisher : Yakusa

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D’entre les morts, tuer encore, avant, dire au revoir aux enfants… Distribué par notre modernité de victimes identitaires, very vénères, Punisher (Mark Goldblatt, 1989) plairait peut-être aux Blacks ( Lives Matter , brother ), aux féministes (moi aussi, ma chérie), car il affiche, en quasi figurants, nonobstant, un officier (de police) noir puis une femme flic (blonde), mais moins aux membres de la « communauté asiatique », déjà fort irritée par L’Année du dragon (Michael Cimino, 1985), allons bon. De ce métrage d’un autre âge, disons celui d’avant la numérisation des imageries, pas seulement celle d’action, le manichéisme confine-t-il au racisme ? Et son féminisme de surface affirme-t-il en filigrane une misogynie (pas si) jolie, les femmes fortes in fine à trucider en tandem de « féminicides », la première la nuque brisée, la seconde par un couteau lancé illico trépanée, sayonara, salopes ? N’allons pas jusque-là, soulignons que la Japon...

L’Ivresse du kangourou et autres histoires du bush : Des souris et des hommes

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Come-back dans l’ outback , Kenneth à l’aise…    Avant de succomber à la cinquantaine à une crise cardiaque, Kenneth Cook écrivit Frill-Necked Frenzy , recueil de textes courts paru l’année de son décès, en 1987. Devenu en français L’Ivresse du kangourou et autres histoires du bush , tant pis pour l’allitération évocatrice en VO, le clin d’œil à la « frénésie à collerette » du lézard homonyme, sorte de gremlin à la George Miller ( La Quatrième Dimension , 1983), de la nouvelle liminaire, dans les airs, cet ouvrage dépaysant et divertissant mérite d’être recommandé, surtout en cas de fichu confinement prolongé, many thanks again à l’amie britannique jouant les factrices fidèles. Je ne reviens pas ici sur ce que j’écrivis à propos de Réveil dans la terreur (Ted Kotcheff, 1971), relisez-moi ou pas, mais bien sûr l’ opus pour ainsi dire présent possède plusieurs points partagés avec le roman passé, adapté, à succès, en tout cas sa transposition de renom, s...

Over the Top : Aigle de fer

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Routier sympa, pneu à plat… Pour mes parents Over the Top (Menahem Golan, 1987) possède une réputation médiocre, euphémisme diplomatique, néanmoins, malgré ses limites manifestes, cet aimable mélodrame maternel-masculin ne mérite point d’être massacré, en tout cas pas par moi, même emmuré à cause du maudit corona . Commencé sur une route en lacet survolée en hélicoptère, sur un sourire de l’esseulé Sylvester, il se termine idem , précédé par une étreinte en public, chic. Entre ces deux instants, plusieurs (me) paraissent intéressants, sur plusieurs plans. Filmé avec un professionnalisme impersonnel par l’estimable Menahem, à/pour l’occasion producteur devenu réalisateur, Over the Top en effet dépeint un portrait pertinent de son principal interprète, ici en sus co-scénariste, esquisse un instantané du ciné US, c’est-à-dire de la psyché étasunienne alors sous mandature reaganienne, dresse en outre une surprenante dystopie sexuée, je vais tout vous expliquer. Père parti, ...

The Hitman : I Spit on Your Grave

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Lucien Lacombe ? Disons « Andre », délesté d’accent, doté d’un coup de sang… Pour mon père Dans ce (télé)film méconnu commis en pilotage automatique par son frère Aaron, remarquez in extremis trois autres homonymes, caméos à gogo, laissons-les aux généalogistes de générique, Chuck Norris, un chouïa relooké à la Jean-Claude Van Damme de Chasse à l’homme (John Woo, 1993), décède et ressuscite, assène des répliques sarcastiques, dont l’ultime, guère magnanime, « Il ne méritait pas de vivre », amen , côtoie sous couverture un beau trio d’ordures, accessoirement pratique hors-champ un cunnilingus étonnant, sur la personne d’Alberta Watson ( White of the Eye , Donald Cammell, 1987), désirable en dépit d’être depuis défunte, traîtresse maîtresse de son boss bientôt dessoudée en auto/caveau et, last but not least , retrace, transi, le passé d’un cétacé admiré. Tout cela, n’en doutons pas, déplaira aux féministes, surtout aux antiracistes, outrés par le...

Rambo: Last Blood : Au nom du père

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Un item pour Marlène Schiappa – ou pas… « Tu t’es perdu, vieil homme ? » demande de manière rhétorique le frère infernal, proxénète over the top , amitiés à Menahem Golan. Cette question, le spectateur, même nanti des meilleures intentions, pourrait la poser au cher Sylvester, dont le character d’ailleurs se définit, en voix off , en conclusion, en « homme perdu ». Lesté d’un scénario risible, d’une interprétation à l’unisson, affreusement téléfilmé, Rambo: Last Blood (Adrian Grunberg, 2019) mérite la majorité de ses mauvaises critiques, décochées en tandem des deux côtés de l’Atlantique. Mais il s’agit aussi d’un film à sa façon féministe, qui se confronte aux fameux « féminicides », qui souligne l’importance, sinon « l’innocence », du « deuxième sexe », salut à la sartrienne Simone. Je ne reproduis pas mon propos à propos de Rambo (Ted Kotcheff, 1982), je pointe plutôt du doigt la pietà de Paz Vega – à plusieurs pas...

White of the Eye : L’Arme à l’oeil

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Misogyne et moralisateur ? Méritoire même (en) mineur… Le mariage de la carpe Cannon et du lapin Cammell accoucha donc d’un petit polar un peu arty , assez bizarre, citant autant Dario Argento, tendance Ténèbres (1982), gare au verre, que Jean-Luc Godard, toujours trop tard pour éteindre la mèche, Pierrot le Fou (1965) opine. Co-écrit par China & Donald, remarquez, au resto, le caméo de la compagne, itou créditée dialogue director , éclairé coloré par Larry McConkey, également manieur de steadicam , scoré à la fois par Rick Fenn, cette fois-ci sans 10cc, Nick Mason, enfin émancipé de Pink Floyd, Leoncavallo & Mahler, mince, le Paillasse du premier plus tard réutilisé, à l’occasion de l’opératique Les Incorruptibles (Brian De Palma, 1987), Sean décède dans son sang, White of the Eye (Donald Cammell, 1987) portraiture, par conséquent, un spécialiste du son, à l’oreille inouïe, oh oui, au bord de la rupture, pas seulement sentimentale, plutôt cérébrale, à l’orée...

The Godsend : The Children

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Bienvenue à Bonnie, gamine tout sauf bonne, aux desseins malsains... Production Cannon méconnue, méconnaissable, The Godsend (1980) s’avère en vérité un produit britannique, dont les qualités équilibrent les limites. Adapté du roman homonyme de Bernard Taylor paru en 1976, donc contemporain de La Malédiction (Richard Donner), l’argument s’inscrit au sein du courant pédophobe de la décennie, le délocalise à la campagne, le replace à mi-parcours au cœur de la capitale. Une famille y défaille, subit des infanticides en série, fausse couche incluse, causés par une gosse adoptée, angelot diabolique désigné par le titre ironique. La coda de boucle bouclée retrace en plein parc le cercle infernal, voit revenir « The Stranger » à nouveau enceinte, en compagnie de ses prochaines proies. Son identification, ses motivations, nul ne les saura, les devinera. La parturiente semble n’aspirer qu’à la faillite des foyers, à l’usure des progénitures, sorte de Médée mutique, sinon se...