Marche ou crève
Un métrage, une image : Randonnée pour un tueur (1988) En 1958, la question (inter)raciale (re)liait, au propre et au figuré, Curtis & Poitier ( La Chaîne , Kramer). Trente ans après, elle ne se pose presque plus, à peine aperçue au cours d’une réplique – le flic du FBI affirme avoir combattu les cagoulés du KKK, les cocos du KGB – ou d’une scène drolatique, démonstration d’intimidation entre espèces à mettre en parallèle avec le contemporain L’Ours (Annaud, 1988). À la fin des années 80, un homme dit de couleur pouvait donc occuper un poste important parmi la police de Hoover, n’en déplaise à un incrédule pêcheur, ensuite son torse nu être frotté par un homme blanc puisque idem en quête de chaleur, autres temps, autres mœurs. Co-écrit par Petrie Jr. ( Le Flic de Beverly Hills , Brest, 1984, Big Easy : Le Flic de mon cœur , McBride, 1987), fiché en forêt, fini sur un ferry , le récit de Randonnée pour un tueur , aka l’explicite Deadly Pursuit , l’impérat...