Une belle fin : La Vie des morts
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Uberto Pasolini. Certes, personne ne confondra Uberto avec Pier Paolo, et l’ultime plan de Une belle fin en achèvera plus d’un, avec ses funérailles fantomatiques molto mélo. Mais Still Life , still film qui filme des natures mortes, qui filme la mort en pleine nature, tombes entourées de verdure, mérite un court détour, malgré son humanisme inoxydable, sa facture de fable millimétrée, en accord avec la maniaquerie de son protagoniste. Au cinéma, rien n’existe, rien ne survient, y compris dans la pornographie, genre a priori le plus matérialiste et immanent. Tout se joue toujours au passé, tout relève de l’art funéraire, tout nous ramène à contempler la mort, à s’en repaître régulièrement, contrairement au théâtre pas en boîte, à la musique en concert, à la danse sur scène. Le spectacle de facto vivant, le ciné s’en désolidarise, le dissout dans une sorte de présent éternel aussi mécanique que la machine ...