Casanegra : Les Nuits fauves
Aspirer, respirer, inspirer, expirer, dans la part d’ombre et vers la lumière… On aimerait vraiment aimer, car ce cinéma-là, du Maroc, qui existe et reste à construire, demeure ici méconnu, mal distribué, presque uniquement diffusé dans l’espace réservé, donc discutable, des festivals. Il existe à Paris, paraît-il, des dizaines de boutiques dites asiatiques, en relais de discographies et de filmographies estampillées mineures, face à l’insatiable et installé ogre américain. Si les imaginaires chinois, indien ou sud-coréen se montrent aujourd’hui assez accessibles, en raison de leur poids économique, de leur reconnaissance critique et de la curiosité mesurée du public occidental, l’homologue maghrébin peine à essaimer, la faute à des problèmes surtout structurels et promotionnels. Le deuxième (trop) long métrage de Nour-Eddine Lakhmari, à sa sortie en 2008, connut le succès, suscita le débat, empocha plusieurs prix et convainquit moins ailleurs, par...