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Affichage des articles associés au libellé Guy Debord

Le Méchant Photographe

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  Exils # 53 (03/10/2024) Connu du lectorat des anciens Cahiers du cinéma , dorénavant président de la Fondation Cartier-Bresson, Serge Toubiana introduit un bel album composé d’environ une bonne centaine de reproductions et assorti de quatre essais, dont celui du directeur de l’ opus et de l’organisme précité, le spécialiste Clément Chéroux. Tandis que les dames (Isabelle Bonnet & Cynthia Young) se soucient d’archives, de « scène de crime », de « presse tabloïde », d’ascendance (Daumier), de descendance (Cindy Sherman), les messieurs (David Campany en prime) désirent résoudre « l’énigme Weegee » ou retracent le rôle de « The Famous » sur le tournage de Docteur Folamour . « Il fotografo cattivo », tel l’appelle la presse italienne, en effet se piqua un peu de cinéma, effectua un caméo chronométré dans le dégraissé Nous avons gagné ce soir , apprécia Lolita et Les Sentiers de la gloire , assure-t-il à Peter Sellers qui lui e...

Hold-up : Virus cannibale

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  Dialectique épidémique ? Désorientation d’oraison… À Patricia Au siècle dernier, souviens-toi, barbare Barbara, docile Deborah, durant la distribution du « visionnaire » Vidéodrome (1983), David Cronenberg déclarait ne pas croire au complot, estimait une méconnaissance généralisée des causes, des effets. Une quarantaine d’années après, la « Toile » succède au « câble », les (grands) enfants de Max Renn (re)font des siennes. Immergés parmi le « film-réalité » de Bill Burroughs, sis au sein de la « société du spectacle » du sieur Debord, comment conserver sa lucidité, comment ne pas perdre le nord ? Opus à propos d’un virus , ouvrage « censuré » au viral succès, Hold-up (2020) constitue un cas d’école, devrait être visualisé, envisagé, par tout journaliste, tout sociologue. Déjà responsable, voire coupable, du dispensable Thanatos : L’ultime passage (2019), le fadasse Barnérias effectue sans classe un ...

At First Light : In girum imus nocte et consumimur igni

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Fiat lux ? Alex rules … And everything went from wrong to right And the stars came out and filled up the sky The music you were playing really blew my mind It was love at first sight Kylie Minogue Jason Stone connaît-il Guy Debord ? On l’ignore et ceci possède peu d’importance, puisqu’au sein de l’univers cinématographique, par essence quantique, tout correspond, tout se répond, à la façon du temple naturel adoubé par Baudelaire, ma chère. « Dans une ténébreuse et profonde unité/Vaste comme la nuit et comme la clarté », At First Light (2018) comporte donc un papillon pas con, qui vient (épouser) se poser sur une ampoule, ma poule. Métaphore, encore, que l’insecte coloré, reflet de l’orphelin efflanqué, électrisé puis brûlé par sa bien-aimée, elle-même envahie par une énergie étrangère, boucle bouclée avec un souvenir d’enfance obsédant, évanescent. Comme tout film contemporain en partie occupé à faire le portrait d’une féminité tourmentée, At Fir...

Le Docteur et les Assassins : Soigner le ciné en société

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Récoltes dérisoires, grains de guérisons… 1 Le cinéma est essentiellement révélateur de toute une vie occulte avec laquelle il nous met directement en relation. Mais cette vie occulte, il faut savoir la deviner. Il y a beaucoup mieux que par un jeu de surimpressions à faire deviner les secrets qui s’agitent dans le fond d’une conscience. Le cinéma brut, et pris tel qu’il est, dans l’abstrait, dégage un peu de cette atmosphère de transe éminemment favorable à certaines révélations. Le faire servir à raconter des histoires, une action extérieure, c’est se priver du meilleur de ses ressources, aller à l’encontre de son but le plus profond. Voilà pourquoi le cinéma me semble surtout fait pour exprimer les choses de la pensée, l’intérieur de la conscience, et pas tellement par le jeu des images que par quelque chose de plus impondérable qui nous les restitue avec leur matière directe, sans interpositions, sans représentations. Artaud, 1927 Nous approchons d’une époque ...