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Affichage des articles associés au libellé Mikio Naruse

La Femme insecte : The Crimsom Kimono

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Shōhei Imamura. - Ma vie n’est pas une existence… - Si tu crois que mon existence est une vie ! Hôtel du Nord (Marcel Carné, 1938) Décédé en 1956, Kenji Mizoguchi ne vit ceci, sorti en 1963, on peut pourtant penser qu’il ne pouvait apprécier pareil traitement d’un toutefois familier argument. Car Imamura ne carbure à la came du mélodrame, ni au dolorisme du manichéisme, moins encore à la victimisation à la con de notre époque. Les proies, les « prédateurs », les « porcs à balancer », les martyres médiatisées, les saintes, les salopes, il s’en moque, il connaît de près Cochons et Cuirassés (1961), il observe à la Brecht son pays, sa patrie, en train de fissa se transformer, ni meilleurs ni pires qu’auparavant, plus américanisés assurément. En 1964, le compatriote Mikio Naruse entrelacera sens féminin du sacrifice et capitalisme importé, de supermarché, selon l’émouvant Une femme da...

Une femme dans la tourmente + Une femme douce : Le Beauf + Le Boulet

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Suite à leur visionnage sur le site d’ARTE, retour sur les titres de Mikio Naruse & Sergei Loznitsa. Mikio vainqueur par KO ? Presque… Tandem de mélodrames interminables, Une femme dans la tourmente (1964), Une femme douce (2017) affichent des femmes affligées, avec lesquelles le spectateur, a priori la spectatrice, se voit pour ainsi dire mis en demeure de compatir. Hélas, tout ceci, diptyque très démonstratif, directif, sis dans des pays opposés, à des moments différents, au moyen de styles guère similaires, ne respire jamais, se délite vite. Cadré millimétré, en Scope d’époque, déroulé surtout en studio, scandé par la sirène du train du destin, sucré par les trémolos de la BO, Une femme dans la tourmente préfigure Le Grand Bazar (Zidi, 1972), le petit commerce versus le supermarché, lutte métonymique, métaphorique, économique, sociologique, de « temps en train de changer », en effet, Dylan ne contredit. Ici, au sein de ce conte de fées défait, flan...

Juste avant la nuit : La Grande Lessive

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Claude Chabrol. Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ? Marc 8 : 18 Publicitaire débonnaire, Monsieur Masson trouve « parfait » le spot de machine à laver, au slogan de « mal à extirper », conçu par l’actionnaire lui-même ; la lessive s’appelle, cela ne s’invente pas, Culpa, et l’assassin d’occasion ne cesse de battre la sienne, de faire son mea culpa , mea maxima culpa , car il sait bien, en y réfléchissant bien, insomnie jolie, mauvaise mine remarquée par les connaissances, qu’il étrangla sa maîtresse SM suppliante, chuchotante, marrante, surtout en première communiante, désireuse d’être « punie », occise, violée, pas pour de vrai, à l’insu de son plein gré, histoire de mettre un terme au « théâtre insensé », de la douce cruauté, de celle-ci, par ailleurs épouse ...