Fired : Ruby
Destruction de l’entreprise et entreprise de destruction… Every day is like survival You’re my lover not my rival Culture Club Joy Mittal possède un patronyme fameux, vient de virer 121 employés, investit le bureau du boss , se came aux médocs, copine avec le vigile, finit tel le dessin sanguin de la prophétique photocopieuse furieuse. À moitié film, il se regarde en replay , sur des écrans de surveillance témoins de sa démence, mais une gosse décédée fixe l’objectif in extremis , confirme la hantise au lieu de l’hallucination. En vérité, peu importe la perspective, psychologique ou fantastique, puisque l’arriviste et le récit de sa longue nuit – de l’exorcisme, me souffle Fulci – carburent à la culpabilité. Film d’horreur dite économique, Fired (Warrier, 2010) rime à sa manière avec De gré ou de force (Cazeneuve, 1998) et The Belko Experiment (McLean, 2016) ; il s’agit, à nouveau, de donner à voir « la souffrance au travail », comme disent les soci...