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Affichage des articles associés au libellé Hans Christian Andersen

Cela n’est pas du cinéma

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  Exils # 14 (10/01/2024) Autrefois, à Carpentras, on empalait il paraît au parasol un cadavre par l’ anus , dixit l’affabulateur Laurent Fabius, mémorable et médiatique « manipulation » mitterrandienne, à base d’antisémitisme et d’antifrontisme. Trente-trois ans plus tard, l’extrême droite européenne – ne parlons pas de celle d’Israël – prospère, prolifère, une « profanation » de sémite cimetière fait figure de provinciale misère, face au massacre du Hamas et sa réplique apocalyptique. Tandis qu’au soleil satanique s’exterminent les meilleurs ennemis, avec un (im)prévisible machiavélisme, une absence de miséricorde forçant le respect sidéré de démocraties occidentales diplomates et pacifiées, encore préoccupées d’immigration, a fortiori d’inflation, d’économie et d’énergie, de climatologie davantage que d’idéologie, de consumérisme, de moralisme, une « SDF » y décède, « féminicide » attribué au froid, cela va de soi. Âgée d’une quarantai...

Le Chat noir

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  Babe alone in Babylone , rime Birkin ? Houellebecq, par le petit bout de la lorgnette…   Fiction féminine tout sauf féministe, toutefois flanquée d’un furtif féminicide, ainsi disent, discriminatoire néologisme, en droit qui n’existe, les médiatiques militantes de l’anti-sexisme, Babylone n’en fait des tonnes, en dépit du titre à  pedigree biblique, à exil au carré liquide. La pas bête et plutôt chouette Élisabeth, narratrice complice indeed , à double titre, sexagénaire guère exemplaire, se remémore donc sans remords une fête de printemps à contretemps, à cause d’un presque imprévisible étranglement. Tandis que Lydie, ancienne vendeuse de godasses, boit la tasse, de la honte en réunion, à cause d’une anecdote et   d’une imitation à la con, se soucie du destin des industriels poussins, réclame illico du poulet bio, pratique une thérapie épicée, en accoutrement et crinière colorés, le gentil Jean-Lino, vrai-faux papy de l’insupportable Rémi, encaisse en...

Prends l’oseille et tire-toi : Notes sur l’argent au/de cinéma

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Dividendes et désespérances, dévaluations et décisions. Le froid la saisit de plus en plus, mais elle n’osait pas retourner chez elle : elle rapportait ses allumettes, et pas la plus petite pièce de monnaie. Hans Christian Andersen, La Petite Fille aux allumettes , 1845 Reprise de réminiscence romanesque : dans Fatale de Jean-Patrick Manchette, opus paru en 1977, l’héroïne maligne, un brin marxiste, se roule sur un lit de billets, prend son pied par procuration, sa nudité titillée par l’édredon de biftons. Ah, très cher argent, que ferions-nous sans toi, dis-le moi, au cinéma, au-delà ? À défaut du paradis, nous irions tous aux restaurants dits du cœur, nous userions notre sueur au pauvre prix de notre labeur, « travailleurs pauvres », comme disent les sociologues, vains observateurs à l’abri du malheur, guère de la connerie, eh oui. Comment faisait-on auparavant, avant la Renaissance et ses banques, matrice italienne du capitalisme désormais mondialisé ? O...