Articles

Affichage des articles associés au libellé Frédéric Lansac

Rendez-vous

Image
  Un métrage, une image : Sonia et l’Amour des femmes (1981) Après un prologue en plan-séquence plutôt surprenant, une maîtrise de l’utilisation du zoom démontrant, pendant lequel une blonde puis une brune se font du bien au sein d’une baignoire, gare au retard, Dominique Aveline se voit vite évacué en violeur de pénible parking ; à la victime ensuite consolée, voire revigorée, par ses soins lesbiens, Sonia s’enquiert, réconfortante et claire : « Vous aimez les femmes ? » L’étudiante étonnante lui répond en action, avant de se faire fissa conduire à l’université, allez, ce soir chez moi rendez-vous, mon chou. Hélas une ex sonne à sa place, qu’à cela ne tienne, sur le billard veinard, les deux belles en tandem écarte la queue, les boules et roule ma poule. De son côté, illico arrivée, Corinne s’improvise ou davantage se révèle experte, à travers mise en amorce une plante verte, duo de fofolles au sol, en 69, rien de neuf, ceci on reproduit au lit...

Too Naughty to Say No + Trashy Lady : Initiation perverse

Image
  Pédagogie adulte, témoignage de tumulte… Voici à nouveau du X narratif, selon des contes d’éducation pas si concons. Si Trashy Lady (Scott, 1985) relit/renverse My Fair Lady (Cukor, 1964), donc Pygmalion de Shaw, Too Naughty to Say No (Knipe, 1985) dialogue à distance avec Alice in Wonderland: An X-Rated Musical Fantasy (Townsend, 1976), lui-même inspiré par Les Aventures d’Alice au pays des merveilles de Carroll. Croque-mort nécrophile du second, l’estimable Harry Reems ( Gorge profonde , Damiano, 1972) rempile en gangster esseulé du premier. Épris d’une petite provinciale très jolie, trop polie, pendant la période de la prohibition, il va fissa la transformer, escorté de la coriace souris de son meilleur et emprisonné ennemi, en disons dame infâme, gare à la réputation à l’approche de la libération. Tourné en deux jours et demi, sans permis, Trashy Lady , assez soigné, plutôt impersonnel, manque de rythme, congédie toute misogynie, permet de retrouver Cara Lott (...

La Femme-objet : Le Jouet

Image
  R2-D2 rend heureux ? Bien mieux à deux… Romancier de SF, obsédé par le sexe, Nicolas n’en finit pas, de taper à la machine son passé de machine(s), confession off , autobiographique, alcoolique, tabagique. On trouvait auparavant, dans Le Sexe qui parle (Frédéric Lansac, 1975), le pantin transalpin : revoici Pinocchio, cette fois-ci en filigrane du scénario, flanqué de Frankenstein, sa créature, accompagné de Pygmalion & Galatée. Galactique, la robotique Kim, ainsi prénommée en souvenir de ciné, amitiés à Mademoiselle Novak ? Plutôt mutique, « charmante mais pas causante », comme le remarque la maîtresse exaspérée, je ramasse mes affaires, je m’en vais. « Mieux qu’une poupée gonflable », en effet, la partenaire trop parfaite, a priori idéale, en réalité fatale, sa bouche rouge utilise à d’autres tâches, de sa langue nettoie la tache, de sperme, déposée sur la peau, d’ébène. Car le Nico, marri de sa surprenante autonomie, lui substitue, au...

The Private Afternoons of Pamela Mann : Blow Job

Image
Demi-journées à partager, bobines à adouber… Tourné en moins d’une semaine, métrage de mises en scène, celle du récit, celle de la réalisation, The Private Afternoons of Pamela Mann (1974) repose sur une filature d’imposture : un privé à la Powell ( Peeping Tom , 1960) espionne une épouse soupçonnée, a priori décomplexée. La dernière scène démentira les pseudo-doutes du mari, scellera sur l’oreiller la complicité amusée du couple point en déroute. À l’ultime plan, un rideau descend, surprenant, cohérent, toile d’écran où se mire la lumière du projecteur mateur, amateur. Estimable film méta, Les Après-midi privés de Pamela Mann s’apparente à un art poétique, à une allégorie analytique. New-yorkais, cinéphile, universitaire, opérateur pendant la guerre (de Corée), monteur (de trailers ), auteur-adaptateur d’écrivains classiques, de Jeanne de Berg & Violette Leduc, admiré par Andy Warhol, honoré par une rétrospective à UCLA, par un dépôt au MoMA, Radley Metzger...

Le Sexe qui chante : Showtime

Image
Un monologue de mariole ? Une romance de souffrance… On le distribua aux USA, mais Tom DeSimone connaissait-il de près Le Sexe qui parle (Lansac, 1975) ? Remarquons que son héroïne, idem divisée, suicidaire, pour des raisons similaires, se prénomme en sus Penelope, peut-être en clin d’œil à la précédente interprète. Passée par l’Atlantique, la publicitaire se transforme en coiffeuse. Exit la psychiatre à quatre pattes, voici un psy illico imprésario. Dorénavant, le vagin pas si virginal se nomme Virginia, il appartient à une certaine Mademoiselle Pittman, appréciez le patronyme emprunté au puits, donc au pendule, de Poe, scène supposée primitive, explicite, en tous cas selon la spécialiste Marie Bonaparte. S’il persiste à persifler, dans l’intimité, en société, l’invisible pubis à malice s’avère désormais doté d’une voix davantage valeureuse, moins odieuse. En congrès, à la TV, en tournée, notre accorte curiosité rencontre vite le succès, au grand dam de la dame...

Le Sexe qui parle : L’amour est une fête

Image
Réputation usurpée ? Item à recommander… Film schizophrénique jusque dans sa forme, cf. les inserts directs, les doublures de césure, mélange des régimes érotiques/pornographiques, voilà un portrait de femme tourmentée, à la libido divisée. Victime d’attouchements en famille, prostrée par un presque parricide, Joëlle ne jouit plus. Pire, son sexe se met soudain à causer, à l’insulter, à la diriger, à la mener par le bout du nez, à prendre son pied, à raconter à son mari médiocre, démuni, son passé osé, masturbatoire, blasphématoire. L’adolescente suce ainsi un tennisman, se déflore en compagnie de Pinocchio, avale en tandem un surveillant surmembré, s’enfile sur un curé au confessionnal, fichtre. Ensuite, désormais, elle glisse un billet parmi l’intimité touchée d’une blonde inconnue, suivie dans la rue, s’occupe via sa voie buccale de son assistant sidéré, pratique un onanisme somnambulique, en petit public hypocrite, stupéfait, prend en main deux spectateurs de sal...