Articles

Affichage des articles associés au libellé Joe D'Amato

À l’Ouest, rien de nouveau

Image
  Un métrage, une image : Outlaws 1 (1998) + Outlaws 2 (1999) « Surprise is the key », en effet, surtout au sein (surexposé) de ce style de ciné ; hélas, le réalisateur des estimables Blue Holocaust (1979) et Anthropophagous (1980) n’en réserve aucune au spectateur sans peur, aussi personne ne rapprochera son supposé, dispensable et anecdotique diptyque du mémorable Impitoyable (Clint Eastwood, 1992), malgré un argument presque similaire de vengeance – ou justice, suivant la perspective adoptée – « genrée ». Transposition transgenre des Sept Mercenaires (1960) de John Sturges, donc, déjà, des Sept Samouraïs (1954) d’Akira Kurosawa, tandem renommé, auquel le titre français du DVD, Rocco et les « Sex » Mercenaires , adresse un clin d’œil circonstanciel, Outlaws de Joe D’Amato pouvait pourtant participer, sinon d’un féminisme soft (ou hard ), au moins d’un révisionnisme orienté vers l’onanisme. En réalité, en dépit d’une directio...

Prom Night : Staying Alive

Image
Mécanique du meurtre, chorégraphie contre la folie…   Satisfaction came in a chain reaction I couldn’t get enough So I had to self-destruct The Trammps Prom Night (1980) commence par un reflet, mais avec ou sans votre permission, je me dispense de dupliquer/inverser ce que j’écrivis hier, remember Humongous (1982). Je le pourrais cependant, tant Paul Lynch paraît se répéter par avance, au passé. Encore un traumatisme mortel, une scission temporelle, un slasher avec plein de vrais-faux adolescents dedans, une mère maudite, des fessiers exposés, une poitrine pudique, Jamie Lee Curtis osera le topless irréprochable à l’occasion de Un fauteuil pour deux (John Landis, 1983). Cette fois-ci, exit le cannibalisme insulaire relookant celui de Anthropophagous (Joe D’Amato, 1980), bienvenue au parasitisme sincère de Carrie au bal du diable (Brian De Palma, 1976), La Fièvre du samedi soir (John Badham, 1977), La Nuit des masques (John Carpenter, 1978), sans ou...

Humongous : Anthropophagous

Image
La faim, les moyens, la famille (in)humaine...   Humongous (Paul Lynch, 1982) mérite au moins en partie sa mauvaise réputation, même auprès des amateurs d’horreur(s), souvent indulgents, car ce slasher insulaire hélas largement indiffère. Il s’agit, résumons, d’une version (r)adoucie, rajeunie, du film assez sympathique, à défaut d’être gastronomique, de Joe D’Amato, auquel j’emprunte le sous-titre de mon article. Contrairement à son célèbre prédécesseur, le méconnu Humongous s’avère linéaire ; pareillement à lui, il se dote d’un diary . Comme les bonnes intentions, navigation ou non, pavent l’enfer, on va finir par le savoir, nos oisifs adolescents du moment, secourants, davantage que secouants, perdent immédiatement leur paternel bâtiment, avant de perdre la vie, parmi la nature jolie, funestement délestée du moindre son, du moindre signe d’animation, souligne avec pertinence la seule et future survivante. Qui diable décime les teens ? Le fils illégitime, guère magn...

…où naissent les statues. : Onze jours, Onze nuits

Image
Un conte d’automne à contretemps et contre-courant.    Malgré la photo froissée d’une « nymphe » dénudée, on se gardera d’évoquer l’adultère selon Joe D’Amato (1987), le sous-titre de cet article plutôt en référence à une hécatombe historique, de défilé funèbre. Film en images fixes, à l’exception de flots de circulation autoroutière comme issus de l’acmé-coda du Verdict de Kafka (1913), d’une chute de feuilles entrevue, …où naissent les statues. (2011) fait bien sûr penser à La Jetée (Chris Maker, 1962), au Temps scellé (1986) d’un Tarkovski, voire à Blow-Up (1966) d’Antonioni, parc existentialiste compris, femme enceinte substituée au cadavre anonyme, certes. Mais il existe de manière autonome, il exerce tout seul sa séduction de saison, double acception. « J’étais simplement un vieil homme seul, sur la fin, qui se demande encore ce qui vaut la peine d’être vécu » : ainsi le protagoniste résume en voix off l’argument du métrage, trilo...