Esclave de Satan : Malcolm X
L’enfer en famille, la mort sans remords… Premier film estampillé horrifique d’un réalisateur de valeur, mais ultime apparition sur grand écran d’une actrice attractive, Esclave de Satan (Warren, 1976) constitue un exemple parlant de cinéma indépendant. Financé par les principaux intéressés, tourné en extérieurs, avec des moyens limités, monté à domicile, agrémenté de minutes dites explicites, censées consolider sa distribution à l’étranger, un peu tripatouillé par les ciseaux du BBFC (British Board of Film Classification), parfois apparié à Ruby (Harrington, 1977), Satan’s Slave divisa la critique et ne convainquit le public. Durant le quart d’heure de sa double introduction, le spectateur assiste à une messe noire masquée, à un holocauste nocturne de juvénile victime, blonde bien sûr déshabillée, la bien nommée Moira Young, en épouse de l’un des co-producteurs à contrecœur s’y colle, à présent en rigole, à une tentative de viol envapé, à un meurtre perpétré par une porte d...