Judas Kiss : Carla’s Song
Prédire/punir, jouir/trahir, écrire c’est-à-dire se souvenir. Sans Carla Gugino, Judas Kiss s’apparenterait à un petit polar drolatique un peu poussif, pas trop déplaisant, sis à La Nouvelle Orléans. On y cite Le Démon dans ma peau de Jim Thompson puis Aventures en Birmanie avec Errol Flynn, on y entend l’euphorisant Just Like Heaven de The Cure, on y voit une comédienne shakespearienne et des acteurs de valeur, par courtoisie, par ordre alphabétique : Emma Thompson, Simon Baker, Hal Holbrook, Alan Rickman, paix à son âme, plusieurs raisons, donc, de découvrir-dénicher ce film jadis primé à Cognac. Sous l’argument du kidnapping de ponte informatique et l’enquête sur un meurtre de femme de sénateur, trois couples se voient portraiturés en autant de possibilités, de statuts, de trahisons ou d’associations. Dans Judas Kiss , le chantage au mariage devient prise d’otage, vrai-faux ratage, assassinat au bord d’une plage et accessoirement confession d’un pion, d’une femme ...