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Affichage des articles associés au libellé Russ Meyer

Vain chœur par chaos

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  Exils # 110 (21/05/2025) Dommage pour leurs amateurs : on compte davantage de cascades dans un seul épisode de L’Homme qui tombe à pic que dans toutes les quatre-vingt-cinq minutes presque longuettes de L’ É quipée du Cannonball (1981). Cela peut étonner de la part de Needham, ancien stuntman et acteur occasionnel – il kidnappe Hackman pour French Connection 2 (Frankenheimer, 1975), se met ici en abyme comme ambulancier puis (ré)apparaît à l’ultime plan du bêtisier – qui concocta et connut un autre succès motorisé avec Cours après moi shérif (1977), déjà conduit par Reynolds, ensuite aussi transposé à la TV. Cette variation sudiste (Needham naquit à Memphis) des aventures de (Sisyphe) Vil Coyote cède sa place à une course maousse, illégale of course , « cinq mille kilomètres à cent quarante kilomètres/heure », quelle horreur s’écrie la sécurité routière, et Lee Majors, alias Colt Seavers, la sienne à la (très) regrettée Farrah Fawcett, couple séparé sur le ...

Les Gens de Mogador

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  Dur à cuire ? Pas dur à (d)écrire… Orpheline « émotive », « forêt enchantée », prince charmant au rêve « inconvenant » : davantage qu’au roman noir à la Dashiell, on songe à l’homonyme de Radcliffe, d’ailleurs mis en abyme en sourdine et mode moqueur. Si la juvénile Janine, pensionnaire émancipée, rapatriée, d’établissement forcément suisse, de dévergondage ou de subversion hexagonales, aucun risque, vive la neutralité rémunérée, souffre d’une forme de funèbre bovarysme, puisque lectrice avouée, assumée, d’ouvrages « tendancieux », mon Dieu, occultisme de gros sous, de filous, notre Nestor donc croque-mort connaît ses classiques et méconnaît le « nouveau-roman » du temps, réduit à une occupation à la con dépourvue de ponctuation, passons (la gomme m’ordonne Robbe-Grillet, olé). Le détective s’avère aussi, en catimini, cinéphile, c’est-à-dire au courant des alcoolisés agissements d’Orson Welles & Alexandre Astruc, t...

Deux filles au tapis

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  Un métrage, une image : Stiff Competition (1984) « Est-ce que sucer, c’est tromper ? » demandait jadis Thierry Ardisson, à la TV, à ses invité(e)s. Stiff Competition répond que non, que les sentiments des amants excèdent le sperme, que la vraie victoire revient à se débarrasser du doute, du deal d’entourloupe, avouer à celui qui lui procura, au moins le temps de l’entraînement, la sensation d’être la meilleure, en sus d’un certain bonheur, qu’elle l’aima pour cela, l’ultime pipe le lui prouvera. Plumard, panard, braquemard, comme bon vous semble de trouver l’ensemble dégueulasse – soudain, un instant de grâce, lorsque le coach ôte de la caboche de sa sportive en définitive fidèle, peu rebelle, le chapeau noir, ah, allez savoir, allez y voir. Le ciné classé X, je le dis, je le redis, hier et aujourd’hui, représente un empire de la tristesse, l’explorateur sans peur peut pourtant y apprécier aussi de la tendresse, de la liesse. Réussite explicite du ciné...