The Warrior’s Way : Wild Wild West
Comme le conseillait, en coda, le dealer chinois des années 20 occidentales du Festin nu de Bill Burroughs, « Plus lien… leviens vendledi »… Ce conte ne se la raconte pas, même s’il peut se raconter, il se livre tel quel dès le prologue gris, bleu, blanc, rouge ( incipit aquatique, faussement narcissique, présage des images volages), ultime combat liminaire et découverte du bébé survivant, souriant (pétale posé sur la joue de l’assassin aux yeux doux), surplombés en voix off par un presque méconnaissable Geoffrey Rush, grimé en ivrogne endeuillé, in fine tireur d’élite, manieur du « Circonciseur » et grand-père conteur pour la petiote coupée, tant pis, au montage, retrouvée grandie dans les anecdotiques scènes supplémentaires. Cosmopolite, œcuménique, ludique et mélancolique, la fable du débutant Sngmoo Lee ne connut pas le succès, ni critique ni public. On peut le regretter, on peut l’expliquer à moitié par le sujet autant que par la texture du réci...