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Affichage des articles associés au libellé Bret Easton Ellis

Mémoire d’outre-tombe

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  Exils # 202 (28/05/2026) Roman mineur d’auteur majeur ? L’écourtée carrière de la réellement regrettée Mo Hayder se termine donc sur Crâne d’os , traduction quelque peu trahison du moins pléonasmique Bonehead . Le lecteur va découvrir finalement cette « tête de squelette » recouverte de film alimentaire, comme si en écho à Bacon son compatriote, il fallait défigurer la prostituée droguée, apeurée, aveuglée, comme si l’évanouissement du visage obsédant permettait de s(t)imuler au présent les outrages du passé formulé, fantasmé. Sur fond de « féminicide » et de nécrophilie pseudo historiques se déroulent en montage alterné une étude de l’inquiétude, l’observation pleine de compassion de la façon dont (dys)fonctionnent les représentations, les « légendes urbaines », anciennes ou modernes, modèlent et révèlent les vérités de la communauté. La romancière revisite ainsi à sa manière Eliade & Shyamalan, spécialistes du mythe et du dessillement. L...

Le Genre d’Angela

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  Exils # 180 (16/03/2026) Fameux pour son final, Massacre au camp d’été (1983) commence par une série de panoramiques fantomatiques, visite livide du lieu de l’intitulé, en septembre et à vendre. Le prologue au soleil introduit un accident d’adolescents, ski nautique fatidique, cadavre à la dérive sur le lac déjà sépulcral, gilet de sauvetage fissa renfloué à la surface, sinistre indice d’enfant défunt. Le survivant s’agitant demeure dos tourné, silhouette non identifiée. « Huit ans après », une tante médecin mais à demi démente fournit un faux certificat à son fils et à sa nièce. Voici donc Angela, calme gamine au mutisme traumatique, à dévisager la chipie de la chambrée, in extremis promise à subir le supplice d’un fer à friser enfoncé style Les Valseuses (1974), atrocité à oreiller, mur d’ombres portées. Avant cette vengeance vicieuse, à ravir le rêveur ou tueur sadique de Bret Easton Ellis, ces vacances s’apparentent à un petit martyre, pourtant pas autant sangl...

Le Chagrin pas la pitié

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  Exils # 34 (29/05/2024) Qui aujourd’hui oserait écrire ceci et l’écrire ainsi ? Quel éditeur débutant sauf jadis l’aguerri François Guérif posséderait le cran de le publier sans le corriger ? Quel confrère enfin sincère se risquerait à en faire un laudatif commentaire ? Peu importe sa place parmi le marché de masse ou dit de niche suivant la perspective le candide (l’inconscient) essuierait aussitôt les crachats de la clique féministe et du lobby gay friendly . Songez(-y) : J’étais Dora Suarez débute par un double « féminicide » comme certaines néologisent perpétré par un « tueur » anonyme – ça sent le sang le sperme et l’urine. Ça empeste aussi la détresse et la vieillesse la furieuse folie et la sordide ironie (l’une des victimes voulait se suicider éviter de voir ses souhaits exaucés ricane Oscar Wilde). L’assassin très malsain et dégueulasse hélas (un « étron » + un souillé pantalon ici puis durant les dernières pages u...