La Blonde et moi
Un métrage, une image : Basic Instinct (1992) Un cas d’école : comment faire un succès avec un pic à glace et une petite culotte (ou plutôt son absence, qui valut, apparemment, un gifle de l’actrice au réalisateur), longtemps après Preminger. Cela ne pouvait arriver qu’à Hollywood, capitale puritaine du sexe – pas de la sexualité – produit à la chaîne (à l’instar des saucisses) mais condamné, depuis au moins les années 30, avec son défilé de garces de polars, parfait royaume des images racoleuses et inoffensives, puériles, terrifiées par L’Origine du monde (à comparer avec Brass ou Aranda, par exemple) en même temps que terrain de jeux de la bonne conscience des associations dédiées aux droits des dites minorités sexuelles, qui attaquèrent le film comme autrefois Cruising . Cette (très) ennuyeuse resucée de Sueurs froides , dont on ne retiendra qu’une scène anale (?) avec Jeanne Tripplehorn (rangée depuis a...