One Please + Cured : Michael
Polo ou trépanation, il s’agit en définitive de relire pour le pire des fables fertiles. Si l’on en croit Tribeca, Jesse Burks bosse dans l’Arkansas en tant que chirurgien. Admettons, comme dit Ismaël dans Moby Dick acclimaté par Jean Giono. Dès lors, il ne pouvait, à ses moments point perdus (pour le spectateur), que filmer en effet « au scalpel » ces deux admirables contes de fées pour adultes. Le ciné, surtout classé horrifique, relève indeed de la chirurgie, de la découpe en plans de l’espace et du temps, de leur montage dialectique assimilable à des points de suture. La « robe sans coutures du réel » dont parlait André Bazin, il faut toujours la déchirer du regard puis la recoudre à sa manière singulière, la seule qui vaille, sur écran ou par écrit. One Please s’ouvre d’ailleurs dans une cuisine où une femme habillée d’un tablier découpe des légumes, possible salut au célèbre raccord axé en plongée de Carrie . Dehors, dans une rue héritée de l’...